jeudi 27 septembre 2012

Orchidée fixe...

Jeu de môt surréaliste?  Non, c'est le dernier opus de Serge Bramly...

Un drôle de bouquin, sorte de biographie partielle et inventée, genre de récit de voyage mais par un type non destiné à voyager!

Duchamp, un être complexe, parangon de l'intello "moderne", l'archi-créateur confronté à un petit univers fait de soleil, d'huile d'olive, et d'humanité profonde...


mardi 25 septembre 2012

Drôle de premier roman

Souvent un premier roman est intimiste, certes, mais il aborde une petite faille très "sexy" de l'auteur...un léger traumatisme de jeunesse peut servir d'ossature...un accident de la vie et c'est encore mieux!


Dans le cas de ce bouquin, rien de tout cela:  un vrai roman avec une fiction originale, un style entre poésie et récit.

Une histoire sur l'histoire des putains disparues...une épopée de la rue et du stupre à Port-au-Prince.

c'est court, c'est beau et intense...une petite épopée!


mardi 18 septembre 2012

d'après le site de l'Express qui reprend Lire

 bref on s'y perd mais le bouquin est bon!

 "Viviane Elisabeth Fauville", 42 ans, vient d'assassiner son thérapeute à l'aide d'un couteau. Le premier roman de Julia Deck, littéraire, cinématographique et entêtant, réserve bien des surprises et promet un bel avenir à son auteur.

 http://www.leseditionsdeminuit.fr/images/3/9782707322401.jpg

Une quarantenaire assassine son psychothérapeute

Par , publié le

Les éditions de Minuit publient peu de premiers romans, et toujours à bon escient. On se souvient ces dernières années des débuts d'Anne Godard avec L'Inconsolable, de ceux de Bertrand de la Peine avec Les Hémisphères de Magdebourg. La dernière recrue en date de la maison de la rue Bernard-Palissy se nomme Julia Deck. Un jour de novembre, la narratrice de son brillant coup d'essai se trouve dans un appartement rempli de cartons où elle vient d'emménager. La voici assise sur un rocking-chair, puis en train de préparer une omelette. En compagnie d'un bébé de douze semaines de sexe féminin, son premier enfant. Viviane Elisabeth Fauville, épouse Hermant, 42 ans, s'est séparée il y a peu de son mari, ingénieur des Ponts et Chaussées qui avait besoin d'air. Un homme qui l'a "si mal aimée", qu'elle a "tellement désiré" et qui l'a "tellement déçue".
Viviane Elisabeth Fauville dit "vous", parfois "je" et aussi "tu". Elle est responsable de la communication des Bétons Biron dont les locaux occupent un immeuble de huit étages près des Champs-Elysées. Depuis trois ans, elle consulte un psy le mercredi à dix heures et le vendredi à midi. Le docteur Jacques Sergent affirme que "les symptômes ne sont que les symptômes", qu'il faut "remonter à la source". Le petit homme, à l'entendre, ne voit en elle qu'une "bourgeoise, une pâle carriériste, une névrosée de base qu'on domestique à coups de pilules blanches ou bleues".
Le thérapeute, elle vient de mettre un terme à sa carrière en le tuant à l'aide d'un couteau, "de marque Henckels Zwilling, gamme Twin Profection, modèle Santoku", qu'elle avait eu en cadeau de mariage. De quoi l'amener à répondre aux questions de l'inspecteur Philippot et du commissaire Bertrand. Mais plus que celui de la coupable, la dame semble avoir envie de tenir le rôle de l'enquêtrice... Née en 1974 à Paris, Julia Deck impressionne d'entrée de jeu avec le portrait d'une femme multiple, complexe, qui perd pied et cherche à se raccrocher à la réalité. Une Viviane Elisabeth Fauville capable de mentir, de se faire passer pour une infirmière, ou d'en venir aux mains. Il faut la suivre dans les rues de Paris, à travers un roman littéraire, cinématographique et entêtant qui réserve bien des surprises et promet un bel avenir à son auteur. 

Personnellement c'est d'abord le sujet qui m'a attiré, je le confesse...puis j'ai été "capté" par l'histoire et par un style tout à fait existant et efficace...une bonne découverte!  votre serviteur

mardi 11 septembre 2012

Leçon sur la langue française 3


Le plus grand des poètes....

rubrique copiée sur le site de la faculté des lettres de Lyon

Clément Marot (1496-1544)


Poète français protégé de François Ier et de sa soeur, il représente le premier humanisme français. Il publia en 1543 des Psaumes traduits en français, ce qui au regard de la religion catholique médiévale constituait une hérésie.
Certains critiques subtils (Luc van Brabant, Karine Berriot) ont vu dans les poèmes de Marot les traces d'un amour de celui-ci pour Louise. Il nomme dans plusieurs poèmes une « Bella Rubella », alors que Baïf avait surnommé Louise « La Belle Rebelle ». De plus divers jeux anagrammatiques en divers endroits de l'oeuvre de Marot (qui n'en était pas avare) semblent désigner Louise. Les mêmes voient dans un poème biographique des Ezcriz de divers poètes, sans doute écrit par Guillaume Aubert, des allusions à ce sentiment : le « vieil [Poëte] Rommain » serait Marot (dont le nom rappelle par métathèse celui de Roma et, par homonymie, celui de Virgile, Publius Vergilius Maro, ce jeu de mots était courant à l'époque) ; le lieu de la mort, les « Iberiens champs » aurait une simple valeur symbolique.
Marot
Dessin de Nicolas
d'après le tableau de G. Moroni
Le Beau Tetin (blason)
A ceulx, qui apres l'epigramme
du Beau Tetin en firent d'autres
Textes liminaires de l'Adolescence clémentine
(édition Dolet de 1538)
 

CARMEN
AD LECTOREM
Saepe quod inspersis nugis foedeverat ausus
 Quorundam, ut sunt haec candida secla parum :
En tibi nunc, Lector, patria fornace recoctum,
 Spectandumque, novo lumine, prodit opus.
Hic nihil est, quod non sic elimaverit Autor,
 Ut metuat Momi judicis ora nihil.
Bourbon, dit Borbonius, poète lyonnais
 
L'épigramme precedant
a esté translaté en françoys,
en ceste manière : par LA BELLE RUBELLA.
Ce livre cy souvent avoit esté
jusqu'à present (telle en est la coustume)
Par meschantz gens corrompu et gasté :
Dont l'a fallu rapporter sur l'anclume.
Or maintenant est il (amy lecteur)
Si bien remys en ordre, et tellement
Renouvellé, mesmes par son Autheur,
Que de Momus ne crainct le jugement.
 Vive recte, et gaude.
 
A ANNE, POUR LIRE SES ÉPIGRAMMES
Anne, ma soeur, sur ces miens Épigrammes
Jette tes yeulx doulcement regardant ;
Et en lisant, si d'amour tu t'enflammes,
A tout le moins ne mesprise les flammes
Qui pour l'amour luysent ici dedans.

Clément Marot
Karine Berriot fait valoir que Louise Labé avait été surnommée par Baïf « La Belle Rebelle », ce qui évoque le surnom de la traductrice du premier texte, la belle Rubella. Dans ce nom elle déchiffre deux anagrammes, « Labé, elle lebrûla » et/ou « La belle le brûla ».
Le même auteur entend à la fin du dernier vers « Louise ici dedans ». Ce poème constituerait donc une dédicace à Louise, au-delà et au travers de l'hégérie apparente, Anne. Cette hypothèse est soutenue par le fait que le titre indique que la lecture du recueil doit se faire selon une méthode particulière.
Epigramme
Estreines, à dame Louïze Labé

Louïze est tant gracieuse et tant belle,
Louïze à tout est tant bien avenante,
Louïze ha l'oeil de si vive etincelle,
Louïze ha face au corps tant convenante,
De si beau port, si belle et si luisante,
Louïze ha voix que la musique avoue,
Louïze ha main qui tant bien au lut joue,
Louïze ha tant ce qu'en toutes on prise,
Que je ne puis que Louïze ne loue,
Et si ne puis assez louer Louïze.
in Escriz de divers poètes a la louenge de Louize Labé Lionnoize,
attribué à Clément Marot
Epigramme
A D. L. L.

Ton lut hersoir encor se resentoit
De ta main douce, et gozier gracieus,
Et sous mes doits sans leur aide chantoit :
Quand un demon, ou sur moy envieus,
Ou de mon bien se feingnant soucieus,
Me dit : c'est trop sur un lut pris plaisir.
N'aperçois tu un furieus desir
Cherchant autour de toy une cordelle,
Pour de ton coeur la dame au lut saisir ?
Et, ce disant, rompit ma chanterelle.
in Escriz de divers poètes a la louenge de Louize Labé Lionnoize,
attribué à Clément Marot
A DEUX JEUNES HOMMES QUI ESCRIVOYENT
A SA LOUENGE

Adolescens qui la peine avez prise
De m'enrichir de los non merité,
Pour en louant dire bien verité,
Laissez moy là, et louez moy Loyse.
C'est le doux feu dont ma Muse est esprise,
C'est de mes vers le droit but limité ;
Haulsez la doncq en toute extremité,
Car bien prisé me sens quand on la prise.
Et n'enquerez de quoy louer la faut :
Rien qu'amytié en elle ne deffault ;
J'y ay trouvé amytié à redire.
Mais au surplus escrivez hardiment
Ce que vouldrez : faillir auculnement
Vous ne sçauriez, sinon de trop peu dire.
Clément Marot, sonnet publié en 1541, avec l'Histoire de Léandre et de Héro
Les deux jeunes hommes en question pourraient être Antoine du Moulin et Claude Galland.

mercredi 5 septembre 2012

Fiche Histoire du numérique 1




Au début  des temps...


Petite polémique sur la création de la photographie numérique:  en remerciant le journal du geek 

 serait ce Apple?

http://www.journaldugeek.com/2012/01/23/apple-co-inventeur-de-la-photographie-numerique/

ou Kodak?

http://www.zone-numerique.com/news_8864_l_inventeur_du_premier_appareil_photo_numerique_decore_par_obama.htm


pour d'autres encore, ce sont les ingénieurs de Sony...vous pouvez enquêter...

et  donnez moi vos commentaires, je voudrais obtenir des certitudes à ce sujet!

samedi 1 septembre 2012

La BD numérique ... l'OUBAPO et Cie

L'Oubapo est à la BD  ce que l'Oulipo est à la littérature... Clair, non?







Réunion de l'OUBAPO




Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle

Stanislas Barthélémy, Denis Bourdaud, Philippe Coudray, Emmanuel Guibert, Matt Konture, Axel Renaux, Vincent Sardon, Joann Sfar, Tanitoc, Jean-Michel Thiriet, les suisses Ibn Al Rabin, Alex Baladi, Andréas Kündig, l'espagnol Sergio Garcia. Un ouvroir américain existe également, piloté par Matt Madden.

tous ces gars ont travaillé sur l'ouvroir...ils ont accepté de respecter de nombreuses contraintes (voir sur wiki: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouvroir_de_bande_dessin%C3%A9e_potentielle )

l'auto-soumission à des contraintes est assez fréquente en art, mais celles ci sont vraiment drastiques. Pourquoi des artistes se mettent-ils à respecter des contraintes?   C'est souvent par défi, et paradoxalement ils éprouvent plus de liberté dans ce cadre a priori rigide.

Ici, ce cadre est lié à la Pataphysique. Le principe de base de la pataphysique est la connaissance intime de l'absurdité existentielle, le parallèle à cette connaissance est le respect rigoureux d'un ensemble de règles qui donne un sens relatif à nos si absurdes mouvements terrestres: le leitmotiv de la pataphysique est "faire comme si"!
... ma présence sur terre est un pur hasard, partant de là, je suis alors libre de créer autour de moi le monde qui me plaît, ou de respecter ce qui me plaît...

Venons en à l'Oubapo: les jeunes pataphysiciens ne sont plus aussi "littéraires" que Raymond Quenaud, Alfred Jarry, Francesco Arrabal ou Georges Perec, ce sont les enfants de la BD, du manga, et de plus en plus de l'image à la sauce numérique. L'Oubapo est leur terrain de jeu, la BD numérique est leur moyen d'expression.

Voila le site de l'Oubapo:   http://www.oubapo.fr.st/

Un exemple d'exercice oubapesque: la réduction de l'album d'Hergé "les cigares du pharaon" en une planche par Gilles Ciment