jeudi 21 février 2013

Art et Technologie...vieille histoire


Art et Technologie...vieille histoire


L'art  et la technologie


Une histoire russe!
Souvent les mouvements artistiques s'opposent, mais de là à en venir aux mains...



En 1915, Malevitch (l'un des "pères" de l'art abstrait) échange des coups avec Tatline lors d'une exposition. C'est un vrai conflit idéologique entre le chef de file du suprématisme qui est convaincu que l'art doit s'affranchir des contingences matérielles et du monde, tandis que Tatline futur créateur du constructivisme quant à lui veut suivre le monde et sa modernité.





                                                   




Le reste de l'histoire...ou l'art cinétique
















En 1922, un an avant d’enseigner au Bauhaus, Moholy-Nagy projette de réaliser une pièce qui ne repose ni sur le travail du volume, ni sur la lumière, ni même sur le mouvement, mais sur celui de l’espace-lumière-mouvement. Pour ce faire, il entreprend l’élaboration de la Lichtrequisit, ou Modulateur Espace-Lumière, une machine rotative dont les plaques de métal et de plexiglas permettent de projeter ombres et lumières sur les parois du caisson qui l’abrite, dans un mouvement hallucinatoire propre à évoquer le spectacle des villes modernes.
PREMIÈRES SCULPTURES MOBILES
Man Ray, Obstruction, 1920
Epreuve gélatino-argentique, 4,9x7,3 cm


Enfin, concernant les premières formes de sculptures mobiles sans moteurs, Abat-Jour et Obstruction réalisées par Man Ray, en 1920, représentent les deux premières sculptures mobiles abstraites qui font appel à un mouvement aléatoire. Abat-Jour est une feuille de tôle spiralée qui, suspendue devant une fenêtre, fonctionne au courant d’air. Obstruction constitue une arborescence de cintres suspendus les uns aux autres, assemblage en perpétuel mouvement et potentiellement extensible à l’infini.


Vient ensuite Alexander Calder qui présente en 1932 des sculptures géométriques abstraites motorisées, avant que ces dernières ne se libèrent de la répétition mécanique pour devenir ces objets fragiles aux déplacements imprévisibles que Marcel Duchamp appellera les Mobiles. À peine deux ans plus tard, l’artiste milanais Bruno Munari réalise ses premières sculptures mues par l’action de l’air, amorçant la série de ses Machines inutiles.
L’enthousiasme des artistes du début des années 1960, qui attribuent volontiers au mouvement le pouvoir de libérer l’art de ses carcans, ne tarde pas à se ternir. Le marché de l’art, s’internationalisant et devenant objet de spéculation, réduit considérablement les possibilités d’action des groupes d’artistes, qui se décomposent. L’emploi du mouvement en art n’est plus synonyme d’une libération
des pratiques. Les œuvres les plus concernées par l’invention du futur apparaîtront dans les années 1980 comme étant déjà datées. En revanche, les productions d’artistes comme Tinguely ou Robert Rauschenberg, échappant à la seule mouvance cinétique, revêtent un continuel caractère d’actualité.


La Branche "techno": Ben Rubin et Mark
Hansen




Enracinée dans l'art vidéo, la performance, et même des happenings, œuvre contemporaine de Rubin se rend compte du potentiel artistique des médias électroniques. Au cours des années 1950 et début des années 1960, les artistes Wolf Vostell et Juin Paik Nam ont été parmi les premiers artistes à intégrer les téléviseurs dans leurs installations, ce qui en utilisant la technologie télévisuelle et des nouveaux moyens de communication comme des sources d'expression créative. De plus, l'interaction entre le corps et son espace environnant dans le travail de Rubin rappelle événements Allan Kaprow, dans lequel la participation du spectateur et l'immédiateté sont essentiels. Privilégiant le rythme et la non-linéarité sur la tonalité, tout en intégrant l'élément de hasard, le corps de John Cage de travail est aussi un précédent important pour Rubin son propre travail des nouveaux médias.
Connu pour ses oeuvres dans le domaine de la vidéo et la performance de la
La projection de lumière tisse une tapisserie de l'information en deux à trois minutes-scènes, dont chacun a son propre rythme de composition, de présentation visuelle, et la logique interne. Projeté sur une échelle architecturale, l'ouvrage propose des flots de la langue qui suggèrent que les activités axées sur les médias transpirant à l'intérieur du bâtiment de la communication. Pour réaliser l'installation, Rubin a travaillé en étroite collaboration avec ses collaborateurs studio EAR, y compris l'architecte Michele Gorman, les données artiste Jer Thorp, et statisticien Mark Hansen.







Les autres inspirations art/science








L'art conceptuel joue également un rôle important dans cette dualité. Pour Joseph Beuys ou Sol Lewitt la finalité de l'œuvre n'est plus l'esthétique mais la communication d'idées. L'œuvre d'art va jouer sur la liaison émetteur récepteur . Pour Lewitt « l'idée devient une machine qui fabrique l'art ».






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