jeudi 18 avril 2013

"INDIGNEZ VOUS" C'est un peu court...



Il ne suffit pas de s'indigner, en plus il faut faire preuve d'irrévérence!













C'est Astrid ROSTAING qui en exprime très bien la nécessité :  voici un extrait de son article  L'irrévérence dans l'art contemporain : un système esthétique ?

"Ainsi l’art contemporain est-il en crise. Jamais il n’y a eu autant de différends au sujet de la représentation de l’art. Les polémiques, entourant la légitimité de l’art contemporain, tournent au jeu d’invectives. Les uns parlent d’un art "officiel", les autres d’un art rétrograde et dépassé, mais tous s’interrogent sur la façon dont se fixe la valeur des œuvres contemporaines. De fait on ne peut plus se référer aux critères esthétiques traditionnels afin d’analyser, reconnaître et qualifier l’art contemporain. À tel point qu’on tend à déplorer la mort de l’art. On s’aperçoit à ce propos qu’en fait, l’art contemporain semble exister à travers le "discours sur", c’est-à-dire à travers un terrorisme intellectuel persistant révélant que finalement ce qui est en crise est le discours sur l’art contemporain et non l’art contemporain seul. En effet, malgré les rumeurs concernant la disparition de l’art, les peintres peignent, les sculpteurs sculptent, les installateurs installent et les concepteurs conçoivent. Il reste qu’aujourd’hui l’art est pluriel et de ce pluralisme découlent des difficultés en matière d’esthétique. Il s’agit donc ici de relancer le débat sur l’art contemporain, de l’enrichir sans prétendre y mettre un terme, en se concentrant sur un axe commun, un aspect qui, malgré leur pluralisme, rassemble les œuvres contemporaines entre elles : l’irrévérence..."

Pour lire tout l'article ....  http://www2.univ-paris8.fr/scee/articles/rostaing.html


Quelle belle idée de placer l'irrévérence au centre de l'art, cela donne une fonction sociale à l'artiste, celle de "turlupin", de "poil à gratter" de la société et ainsi l'artiste aurait cette obligation de ne pas rester   soumis à la culture dominante, d'ouvrir de nouvelles voies, de défricher des territoires inattendus.

mercredi 10 avril 2013

Un si bon vieux Polar...

Ross Macdonald




ROSS MACDONALD, de son vrai nom Kenneth Millar, est
né en 1915 en Californie et a d’abord grandi au Canada avant
de revenir s’installer aux États-Unis. Pendant la Seconde Guerre
mondiale, il est officier de marine dans le Pacifique. À son retour, il
publie quatre romans avant la parution de Cible mouvante en 1949,
le premier livre où apparaît le détective privé Lew Archer. Deux
films content les aventures de Lew Archer, incarné à l’écran par
Paul Newman. Ross Macdonald meurt en 1983. Il est considéré
comme l’un des plus grands écrivains de romans noirs. James
Crumley disait avoir relu dix fois son œuvre et James Ellroy lui a
dédicacé le premier volume de sa trilogie de Lloyd Hopkins.


C'est bon comme du Chandler,  c'est écrit à la manière de Léo Malet, humour et cynisme de bon aloi...c'est pas si désuet! 
c'est à lire comme une valeur sure en ces temps troubles. Faîtes vous du bien