dimanche 20 octobre 2013

Qu'est ce qui caractérise un livre catalan?


        Je sais qu'essayer de trouver des signes récurrents chez des auteurs ayant une proximité géographique c'est comme une sorte de racisme,  comme un délit de "sale gueule"...ou pire, il s'agirait d'un  lieu commun  qui éviterait toute analyse sérieuse!

Il n'empêche que parler d'un  "syndrome catalan" ne parait pas fortuit.

Prenez Carlos Ruiz Zafon ...il y a  délit d'imaginaire débridé et baroque. Cet auteur a des élans à la Dumas avec des saillies fantastiques et des procédés qui rapprochent son style du "gothique".

Manuel Vazquez Montalban   avait réussi à imprimer la "catalanité" à un genre pourtant très codé: le roman policier.

Pour mon petit dernier Jaume Cabré,  nous y retrouvons une certaine confusion des personnages et des situations. Comme pour les auteurs cités, il fait fi de la triste réalité et réinvente la vie comme un "patrimoine enchanté". Les aspects baroques sont respectés en mélangeant sans crainte les pires cruautés, aux plus douces voluptés.

"Confiteor", l'ouvrage de Cabré  est   un livre global, difficile, exigeant mais foisonnant et finalement fascinant pour qui sait entendre cette musique chorale.










dimanche 6 octobre 2013

Un livre à ne pas lire...

Enfin selon moi,   maintenant  à vous de juger!

Oui parce qu'il est de bon ton de promouvoir les livres que l'on aime  et de ne pas parler de ceux qu'on laisse retomber sans y avoir trouvé un quelconque  intérêt....

Les Complications de Nina Allan est de ceux là:














Ce sont des nouvelles, ce que j'aime bien...
Il s'agit d'un mélange de réel et de fantastique...d'habitude j'aime
Il y a un fil rouge: les montres, les mécanismes...c'est assez bien vu.

Et pourtant je décroche très vite...histoires oniriques mais sans une construction digne de ce nom...un style très quotidien et sans aspérités.  Dommage , ah si j'ai tout de même appris que tout ce qui n'est pas lié au mécanisme de fonctionnement de la montre s'appelle  "complications" , merci pour ça!

vendredi 4 octobre 2013

Vanitas, vanitatum ou méfiez vous des réputations...

Vous savez, ou vous ne savez pas le prix que j'attache à l'objet culturel?

Oui vous savez c'est ce pourquoi, nous nous battons en permanence, c'est ce fameux objet culturel qui nous attire et nous déchire!
Oui  pour les centres d'art ou les théâtres,  on peut parler de ligne artistique,  pour les musées  de projet scientifique  ou de thématique...
Or donc, mon vieil esprit cartésien aime percevoir dans la jungle des signes qui nous entourent  un chemin de sens ou tout au moins une carte pour trouver une piste.

Ma visite récente du MUCEM,  très moderne musée et paquebot culturel de Marseille. Sans verser dans la polémique de parisianisme et d'un objet culturel développé en culture "hors sol" examinons le lieu et ses propositions.




Déjà il s'agissait dans la commande de Marseille Provence 2013 d'un objet culturel si large que la mission était des plus acrobatiques:  les civilisations de la Méditerranée.
Mais autant l'exposition permanente que les expositions provisoires démontrent que aucun champs précis n'a été délimité et que le "bazar" évoqué pour l'une des expos est une manière de méthode!

Un visiteur qui se retrouve dans un cheminement tout aussi erratique que la collection, des gens perplexes qui se croisent  et des surveillants de salle-médiateurs dont la seule formation est de produire quelques mots sur les oeuvres...culte de la frustration!




Mais peut être est ce cela la "modernité"?
Bazar du genre, ou genre de bazar?