samedi 21 décembre 2013

La prise en compte du handicap

Sujet de nombreuses polémiques et débats, la loi de 2005,  est au mieux contournée au pire jamais appliquée..

Les reproches souvent faits à cette loi, pleine de bonnes intentions, est de contraindre la majorité pour  satisfaire la minorité. Ceux qui en admettent le bien fondé lui reprochent d'aller trop loin et de mettre en péril nombre de projets et de structures culturels.

Mais réfléchissons,  bien sûr la réglementation importe, bien sûr tous les dispositifs nouveaux sont utiles...mais il y a quelque chose à entreprendre pour faciliter l'accès à tous les publics, que ce soit les handicapés, bien entendu, mais aussi toutes les personnes qui n'ont pas la capacité de recevoir l'objet culturel (spectacle, exposition, etc.) comme les autres pour des problèmes de handicap, de langage, de
codes culturels...bref  des publics empêchés  ou des non-publics. Réfléchir au programme artistique et l'adapter à la réception  par tous moyens: scénographie, cartels, actions périphériques, médiation.

Par exemple dans le cas d'une exposition, une approche thématique sera préférable à une proposition monographique  car cela permettra d'offrir plusieurs angles d'attaque pour expliquer les intentions des artistes.  Aborder l'accoutumance au spectacle vivant par une véritable école du spectateur: partir de petites formes,  des  oeuvres avec une structure plus linéaire  pour ensuite évoluer progressivement.     C'est ce que j'appellerai agir sur le fond avant d'agir sur la forme!



dimanche 8 décembre 2013

La Culture et les sociologues ...enrichissement ou O.P.A hostile?

J'aimerai  lancer  un débat,  car in fine, c'est aussi l'objectif de ce site   sur les grandes problématiques de la culture.

Je souhaiterai avoir votre point de vue sur cette question?     Faites vos commentaires  et je rapporterai vos réflexions e y ajoutant quelques ingrédients "maison".  Merci pour votre aide.


A titre de premier  indice, prenons le domaine de la formation dans le champs de la culture:

-  en médiation culturelle,  les sociologues en ont créés l'appellation,  ils ont évalué avec raison que le métier de guide conférencier des musées ou du patrimoine  n'avait pas évolué dans le cadre muséal et que son équivalent n'existait pas dans le cas des centres d'art.

-  dans toutes les licences normales ou pro  liées au montage de projet culturel,  les sociologues sont aux commandes.

-  les domaines qui leur échappent encore sont ceux directement liés à l'esthétique, aux arts plastiques ou à l'histoire de l'art, mais patience...

Pour un deuxième indice, je vous demande d'examiner le contenu des programmes de France Culture. Le traitement des sujets est souvent orienté sur le lien problématique entre l'humain et son environnement: beaucoup d'informations, de reportages,  de débats actuels...mais pas beaucoup  d'éclairages sur l'art, la littérature, les spectacles, les images, le cinéma.

Les avantages de cet état de fait

Une approche plus rationnelle et efficace: une vraie méthodologie, des outils pertinents.
L'introduction de la gestion de projet, de l'enquête, du questionnaire, du suivi des actions. Et donc une révolution dans la culture: l'évaluation.

Les inconvénients

L'analyse l'emporte sur le sensible et la problématique sur l'émotion. C'est comme un débat sur un film qui n'aurait trait qu'à son contexte historique et social et aux problèmes soulevés sans s'attacher à la manière de filmer et aux choix esthétiques du réalisateur.

Maintenant   quelques preuves d'ingérence inappropriée :

Prenons le recueil des cours de Pierre Bourdieu  consacrés à Edouard Manet...c'est la révélation du "détournement sociologique" d'une ou plusieurs oeuvres d'art:  cette irritante propension à appliquer une grille d'analyse sur des gestes techniques uniques et sur de l'émotion contenue dans la toile...

et puis cette manie d'isoler une oeuvre  au lieu d'embrasser la création du peintre.  Lisez l'article de Bernard Géniès dans le dernier Nouvel Observateur, c'est édifiant!