mercredi 30 juillet 2014

Même un Fakir ne traverse pas toujours dans les clous...

Vous avez tous lu ou entendu parler de ce phénomène de librairie  "l'Extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA"?


Au pire vous aura-t-on dit qu'il s'agit d'une aimable frivolité qui s'envolera dès sa lecture "consommée", au mieux que c'est une bonne histoire, pas mal écrite.

Mais, pour ma part, je souhaiterai être honnête avec l'auteur Romain Puertolas et avouer que j'ai senti derrière l'humour des sentiments plus denses. L'histoire d'Ajatashatru sert de décor à une histoire plus profonde et tragique: celle des émigrés, qui fuient la guerre et la misère, attirés par nos lumières, notre luxe, notre trop-plein de bouffe et de confort. Cet ancien policier des frontières sait de quoi il parle et ses petites phrases distillées tout au long du périple de notre fakir ne font que dénoncer notre aveuglement.  Lisez ou relisez le fakir avec cette vision et vous verrez que le roman est plus épais qu'il n'y paraît...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire