mardi 7 octobre 2014

Art et Science Fiction ... Toute une histoire!

L’art  et la science fiction…


On traite généralement de l’art et de la modernité , mais l’artiste a su également aller au delà du réel et se projeter encore plus loin…

Sans même parler de l’art abstrait qui cherche à dépasser le matérialisme effréné de son époque, il existe un courant fasciné par ce modernisme mais qui réfléchit à la durée , c’est le futurisme, né en Italie,  qui accompagne la grande guerre, mais qui ne survit pas à 




l’arrivée du fascisme dans les années 20.   Parfois les surréalistes vont « toucher » aux limites de la science fiction, par la « dérision » du monde.  Ils rejoignent les émules du mouvement Dada qui « désenchantent » le monde pour enfin ouvrir un futur qui les passionne.

De Duchamp à Dali, et de Picasso à Tinguely, ce monde hyperréaliste fascine, dans sa candeur et sa foi dans le progrès.  Finalement l’Art contemporain semble issu de ce constat d’échec de la modernité.  






Des courants divergents de l’art ont à nouveau frôlé les côtes du continent science et progrès :  nous allons ainsi découvrir l’Optique Art  (Vasarely, Julio Le Parc)  et   un courant qui va suivre les découvertes technologiques jusqu’au numérique et à la cybernétique (Mark Hansen et Ben Rubbin, ou plus proche de nous France Cadet).  Et encore, je n’aborde pas tous les courants, reliés au G.P.S ou à Internet (Brownser art, mashed up, glitch art, etc.)



Mais il existe également un courant, même si les puristes le considèrent comme trivial et marginal à l’art : c’est le dessin et la Bande Dessinée.




Nombreux sont les dessinateurs qui sont obsédés par la construction d’univers hypothétiques et utopiques :  Moebius (Giraud), Schuiten, Jodorowsky, et Bilal)

En ce moment mon travail m’a amené à m’intéresser à ce dernier.  La science fiction traditionnel n’est pas directement traitée dans l’œuvre d’Enki Bilal.



Loin d’entièrement réinventer un monde, une société avec tous ses codes et ses valeurs, il va chercher à décrire un monde « décalé » du monde réel : comme une translation sur un axe où tout va glisser légèrement les avions ressemblent à des petits vaisseaux, les humains sont diaphanes, meurtris, les quartiers ressemblent aux nôtres mais après une guerre.  Par ailleurs, il va introduire des éléments assez baroques pour rompre avec le quotidien. Une vision assez pessimiste mais aussi romantique et lyrique de la société. Mais son romantisme ne le pousse entièrement vers la désespérance, et il espère toujours un retour de l'humain qui serait plus respectueux de sa planète et des animaux.  Techniquement, c'est un vrai créateur, car il a fait évoluer son domaine pour quelque chose qui n'est ni complètement B.D, ni peinture...c'est la marque d'un artiste authentique!

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