dimanche 26 octobre 2014

Le Livre d'Artiste ... suite 3

Le Livre d’artiste est un objet culturel difficile à cerner…

De l’Ecole des  Chartes à l’E.N.S.S.I.B, nous pourrons ouvrir des pistes.

Un livre d’artiste est un livre auquel un artiste plasticien a participé ou qu’il a entièrement réalisé.
Un livre de peintre contient des compositions originales d’artistes plasticiens.
Un livre objet est un objet prenant l’apparence d’un livre, ou un livre qui présente des particularités pouvant le faire assimiler à un objet d’art.
Ces définitions ne sont pas toutes fixées et font l’objet de discussions.

Le livre d’artiste est au croisement entre l’univers du livre et celui des arts visuels. Il occupe
une place singulière, la dernière en date, dans la longue histoire des rapports de l’artiste et du livre, dont les étapes marquantes sont au Moyen-Âge les enluminures des manuscrits, à la Renaissance l’apparition du livre illustré imprimé, et, au tournant des XIX et XXe siècles, la naissance des livres illustrés par les peintres, qui constituent un genre artistique autonome.
 




Bien, nous voici mieux armés, mais le doute peut se produire à la lecture de l’avis des plasticiens sur le même objet :




Nés dans les années 1960 les livres d’artistes sont une des expressions de l’art conceptuel, tant dans le propos que dans la forme des œuvres. Les artistes conceptuels voulaient un art qui ne soit qu’une exploration de lui-même. Ils prêtaient également attention au contexte et à la présentation de l’œuvre. En effet, le choix du livre comme médium répond à un souci de forme et apporte de l’intérêt au sens de l’œuvre. Si les artistes, depuis les années 1960, utilisent ce médium, c’est parce qu’il peut toucher tout le monde, c’est un objet commun proche du quotidien. On y est habitué, il y en a dans tous les foyers, toutes les institutions. Cette utilisation du livre reflète donc un désir de se rendre plus accessible, plus visible. Les livres d’artistes veulent donc être placés au même statut que les autres livres. Dès sa naissance dans les années 1960 et durant les quarante premières années du livre d’artiste, certains tel que Peter Downsbrough ou encore Christian Boltanski, ne s’embarrassaient pas du circuit éditorial classique. Ils passaient par des éditeurs occasionnels, souvent galeristes, commissaires d’expositions ou encore critiques d’art, et préféraient parfois même l’autoédition.
Contrairement au livre, le livre d’artiste se veut maître de lui-même afin de pouvoir exprimer au mieux sa réflexion. Les artistes étaient contre le tirage limité et la numérotation, ils utilisaient des procédés peu coûteux et rapides telle que la photocopie et proposaient parfois la gratuité de leurs livres. On voit ici tout le sens du livre d’artiste : aller à l’encontre du système de l’art et de son marché, exprimer une réflexion au travers d’un médium approprié et se rendre accessible. Ils ont ainsi mis en route « une nouvelle façon de faire de l’art » comme le dit Anne Moeglin-Delcroix..



Ancien si on se place dans une logique de livre ou récent  dans la vision des plasticiens...alors?



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