lundi 13 octobre 2014

Vive le roman de gare!

Oui, je sais, 
ça fait "démago", mais bon, parfois, un petit bain de peuple peut faire du bien à la boursouflure culturelle.

Je n'aime rien autant que découvrir un auteur...une auteur (les temps sont durs pour les dinosaures de mon acabit), et pour cela, je suis prêt à acquérir un livre d'une édition qui pincerait le nez à certains.

Ma dernière trouvaille relève de cet incroyable manque de discernement chez moi!
l'objet de mon délit de mauvais goût s'appelle "Capturée", c'est le premier roman d'une certaine Elizabeth Heiter.  La preuve de mon indignité c'est l'éditeur :  "Harlequin", l'éditeur de Barbara Cartland, le roman à l'eau de rose, le comble du kitsch littéraire. En voyant cela, prisonnier de mon "habitus" chic et intello, j'ai failli reposer ce bouquin et l'oublier à jamais dans l'enfer des livres de "basse extraction". Mais non, il y avait encore des électrons de curiosité qui l'ont emporté sur ma censure "bien pensante".

Je me suis installé dans le coin "coffee" de la librairie et en buvant un "lapsang souchong" et en picorant avec difficulté dans un canelé caoutchouteux, j'ai commencé à lire ce petit opus.

Et bien, chers lecteurs esbaubis, j'ai aimé ce que j'ai lu, et quand bien même l'histoire n'est pas très originale, les personnages et le tempo sont bons  et je pressens que ce petit polar me donnera plus de plaisir qu'un "Harlan Corben" qui répète pour la "nième" fois la même intrigue remaquillée.

Donc "bas les masques" j'avoue que pour un temps, je me vautre dans la littérature de gare et que si ces éditeurs donnent leur chance à de jeunes auteurs, pourquoi ne pas les lire, si ce n'est par arrogance et par mépris fort mal placé.



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