lundi 31 mars 2014

Fiche 7 Story Telling Le Lien "vérité-fiction"


En reprenant  l’exemple de la fiche 6 : une exposition d’art contemporain,

La narration  va devoir rencontrer un écho dans la proposition culturelle.  L’exposition doit avoir un ou plusieurs thèmes exploitables.

Ce thème peut provenir d’un artiste, ou d’un groupe d’artistes :  quel est son (leur) originalité, comment s’exprime sa (leur) conception artistique.  S’il s’agit d’un mouvement, il faut isoler leurs caractéristiques.

Ce thème peut provenir  des sujets abordés par l’exposition : le thème du portrait abordé par plusieurs artistes.   Le traitement d’un lieu ou d’une région par un ou plusieurs artistes.


A ce stade,   il s’agit alors de dégager un axe culturel  (des aspects artistiques à mettre en valeur)


Une fois cet axe mis en exergue, il faut  trouver un lien entre lui et la narration :  le lien         « vérité-fiction ».

Dans le cas du portrait, il sera facile d’orienter notre narration vers la recherche d’une apparence, d’une identité perdue par exemple. 
Dans le cas d’un traitement contemporain d’un lieu ou d’une région, il sera pertinent de relier les lieux réels au lieux « fantasmés » par le ou les artistes.

Une Story Telling réussie sera celle dont ce lien sera clairement repérable.
C’est ce lien qui va permettre ensuite  de poursuivre tout le travail de préparation effectué en amont, et d’en arriver à « familiariser »  des publics peu avertis avec un objet  réputé difficile comme l’art  contemporain. 

Une fois ces publics amenés devant l’exposition, il  est utile de se servir de la narration pour commencer la médiation à effectuer en présence des oeuvres.
En psychologie sociale,  on parlerait de  «pied  dans la porte ».  Cette technique permet aux publics  peu avertis de retrouver des éléments dont il a déjà connaissance (éléments ludiques ou simplement informatifs).


Par exemple  introduire la visite par la recherche d’une énigme autour des portraits ou des lieux ; ce type d’approche permet d’introduire l’objet culturel  sous un angle ludique pour ensuite introduire une autre approche plus en « médiation ».

lundi 24 mars 2014

Heureux comme celui qui n'a pas encore découvert les livres de Robert Goddard...

Et oui, quand on aime...

Je vous ai déjà parlé de cet écrivain épatant qui sait émoustiller vos neurones sans sacrifier le style et l'écriture.  Pas d'effet "gore", tout est précis, mesuré, subtil, comme un travail d'orfèvre.

Après "Heather Mallender a disparu"  et "Par un matin d'automne"  voici un autre opus de mon "chouchou"    "Le secret d'Edwin Strafford"




Pour vous dire mon sentiment, le succès de Goddard repose sur le classicisme de la forme qui s'oppose à la modernité de son récit.  Cet homme est diabolique...une fois que vous entrez dans son univers: point de retour, il vous tient!   C'est la marque des plus grands.

dimanche 16 mars 2014

La "Méditerranée" peut est elle être un critère en architecture? Une exposition étudie cette question



A Toulon,   "Hôtel des Arts"  jusqu'au 11  mai 2014



des années 30  jusqu'à nos jours  plusieurs générations d'architectes ont trouvé, semble-t-il, plusieurs réponses originales à la conception universaliste du "modernisme"
contenue dans la Charte d'Athènes.

Le Corbusier a été parmi les premiers à s'engager dans cette voie moins "scientiste" de la création.

Au delà de l'architecture c'est un débat beaucoup plus vaste qui  a traversé la création contemporaine...




jeudi 13 mars 2014

Fiche 6 Story Telling la "Bible"


De quoi s'agit-il?   Quel est votre objet culturel?

Exposition  dans votre médiathèque,   Séance de cinéma,  lecture ou séance de conte?

A chaque  objet va correspondre un ou plusieurs publics :   vous allez devoir  étudier  leurs motivations possibles:

-  ludique -  éducatif  - découverte  - valorisation - etc.

Une fois ces différents critères observés, vous pouvez commencer à rédiger  votre "bible"

-   le récit  doit aborder progressivement  votre thématique, comme par petites touches. Quelques règles s'imposent:

1/ L'histoire doit toujours développer une intrigue,

2/ le récit doit alterner fiction et réalité

Quand je parle de récit, il s'agit du fil rouge, en fait la stratégie Transmedia  réclame une série de récits qui se croisent et se complètent:  il faut parvenir à atteindre les plus nombreux publics possible et ce tir sémantique provenant de multiples angles devient très efficace.

Exemple 

Mon objet est une exposition d'art contemporain  dans la médiathèque

le public  recherché est le plus large possible

La "bible" doit adopter une stratégie très large:

le récit doit démarrer sur une intrigue:  un évènement doit frapper l'imagination (vol, incendie ou destruction)   faire un "faux journal"   en reproduire le pseudo article sur le site ville et médiathèque.
Ce début de scénario frappera tout le monde  -->  axe tous publics

Puis il faut scinder :

-  dans les écoles et collèges: diffuser un avis de recherche d'un individu recherché pour l'incident de la médiathèque...opter pour la destruction d'oeuvres.

-  dans les commerces et administrations, mettre à disposition des flyers  qui  portent les photos de plusieurs des oeuvres exposées  qui ont mystérieusement disparu -->   axe jeunesse

-  enregistrer une interview du directeur de la médiathèque dépité de cet incroyable évènement. La diffuser par tous moyens.  Facebook,  blogs. Travailler  la communication "virale" --> adultes


Bien sûr  tout cela peut être plus complexe et élaboré selon l'importance de notre action!









lundi 10 mars 2014

Fiche 5 Story Telling votre histoire...

Votre  Histoire...


Pour définir  vos besoins, vous devez être au clair sur le contexte   et  connaître exactement les moyens dont vous disposez.


Le contexte:  

1/ quel est, ou quelles sont les activités que vous désirez mettre en avant? Selon le type de ces actions, l'histoire devra être adaptée.
2/ quels sont les publics que vous voulez atteindre en priorité?  Selon ce choix l'histoire devra également être adaptée


Les moyens:

1/Soit vous disposez de moyens "classiques",  magazine municipal ou associatif,  lettre aux adhérents, affichage municipal, etc.
2/ vous pouvez également avoir accès à des technologies numériques, site internet, blog, news letter, qr code, video,  message sonore, etc.

Plus généralement il va  se trouver un mélange des 2.  Une fois cet état des lieux effectué, vous pouvez commencer l'élaboration de l'histoire.

mercredi 5 mars 2014

Fiche 4 Story Telling


2/  Même l'Université étudie cette thématique:


Un MOOC dédié au Transmédia Storytelling

Et nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement d’un premier MOOC sur le Transmédia Storytelling piloté par Mélanie Bourdaa. Le Transmedia Storytelling représente le fait de raconter une histoire cohérente éclatée sur plusieurs plateformes médiatiques. Ce MOOC propose donc d’appréhender ce phénomène et de comprendre comment une histoire peut former un univers complet et immersif.

FUN-MOOC : Comprendre le Transmedia… par fr-universite-numerique
Ce cours aura pour objectif d’introduire la notion de Transmedia Storytelling et de mettre en avant ses mécanismes narratifs, et immersifs.
Les participants découvriront chaque semaine une plateforme médiatique spécifique (télévision, cinéma, comix, jeux vidéo, publicité) ce qui leur permettra de comprendre les enjeux liés à chaque plateforme et les liens entre ces plateformes. L’objectif sera pour eux de construire une stratégie Transmedia tout en vivant une expérience Transmedia.
La formation propose un développement en 6 semaines (4h / semaine) avec des activités individuelles ou collaboratives. Ce cours s’adresse aux curieux, passionnés, geeks, étudiants, professionnels de l’audiovisuel, de la culture, ou des institutions qui veulent vivre une expérience d’apprentissage collaborative. Pour être informé du lancement de ce MOOC, nous vous invitons à vous inscrire sur la plateforme mise en place pour l’occasion

mélanie-bourdaaMélanie Bourdaa est Maître de Conférences à Bordeaux 3 et chercheuse au Laboratoire MICA. Elle travaille sur les études de fans et sur les stratégies Transmedia autour de la production audiovisuelle (cinéma et séries TV). Elle enseigne la production et la réception des séries américaines, la conception des ARG et la production de dispositifs Transmedia.

Pour plus de pistes sur le sérieux de cette thématique lisez ce document édifiant:

http://books.google.fr/books?id=9QDwAQAAQBAJ&lpg=PA4&ots=r3TLL-ztfx&dq=universit%C3%A9%20et%20storytelling&hl=fr&pg=PA15#v=onepage&q=universit%C3%A9%20et%20storytelling&f=false

mardi 4 mars 2014

Fiche 3 STORY TELLING


1/  nous sommes cernés par le "storytelling" 

comme cette pratique vient du marketing  

allons chercher le 1er exemple dans cette discipline:

extrait  de  Olivier CLODONG et  Georges CHÉTOCHINE
Le storytelling  en action  Ed  Eyrolles

LA BANQUE DONT NOUS SOMMES LES HÉROS

À l’été 2009, la Société Générale lance une grande campagne de
publicité dans la presse magazine. Sur les pages de pub, pas de
chiffres, pas de taux, aucun rendement annoncé, pas de banquier
non plus... Mais des clients de la Société Générale avec leur histoire.
La banque nous présente par exemple Jehanne, « cliente depuis
2002. Quand elle a une idée en tête, elle finit généralement sur celle
d’un autre. Jehanne confectionne des chapeaux. Quand elle quitte
la fac en 2005 pour se consacrer à sa passion, elle reprend tout à
zéro. Difficile quand on débute d’obtenir les bons conseils pour
créer son entreprise. Mais qui aide Jehanne ? À la Société Générale,
nous avons fait confiance à sa détermination et l’avons aidée à con-
crétiser sa démarche artistique et commerciale. C’est ainsi que nous
aidons chaque jour 120 entrepreneurs à démarrer leur activité... ».
Cette démarche publicitaire est inhabituelle dans le secteur ban-
caire où les campagnes sont en général axées sur des arguments rai-
sonnés et des promesses chiffrées. Mais la publicité bancaire façon
storytelling est moins ennuyeuse. Elle permet de capter l’attention par
des témoignages réels (celui de Jehanne par exemple), favorise l’iden-
tification et apporte une réponse à la question clé du moment : « Mon
banquier peut-il m’aider ? » La Société Générale n’est toutefois pas la
pionnière de la technique. La banque HSBC (à l’époque où elle se
nommait encore la Hong Kong & Shanghai Banking) mettait déjà en
scène ses clients au travers de petites success stories.
L’une d’elles racontait le cas d’un fabricant polonais  de machines
à laver qui battait des records de vente au Penjab  et se demandait
pourquoi ses produits marchaient si bien dans ce pays.
C’est son banquier qui lui apporte la réponse : au Penjab, les machines
à laver ne sont pas uniquement utilisées pour le linge, mais elles servent
aussi à transformer le yaourt en lassi, une boisson locale très appréciée.
Le banquier n’est pas le héros de l’histoire, c’est l’entrepreneur polonais
qui a le premier rôle, mais le message du récit est clair : chez HSBC, 
les banquiers connaissent très bien les marchés locaux sur lesquels 
vous pourriez vous implanter.