lundi 26 mai 2014

Pour lutter contre le Front National avec culture


Dans l'actualité récente, plusieurs faits sont peut être intéressants à évoquer:

-  bien sûr les résultats du F.N  aux élections européennes,
-  mais aussi cette statistique de la baisse du niveau en toutes matières des élèves de CE2 en France,
-  les chiffres à nouveau inquiétant de la lecture, toujours en baisse constante.
- l'élection d'Alain Finkelkraut à l'Académie.

(je tiens à préciser que je respecte l'honnêteté intellectuel de cet homme qui va aux extrêmes de sa pensée, sans respect du microcosme, mais que cette pensée là, à ce moment précis soit distinguée par ses pairs est un signal remarquable, il me semble)

Des esprits mal-intentionnés feraient hâtivement des rapprochements. Je confesse être de ceux là!




Le premier enjeu est de démasquer le populisme dans ce qu'il a de "magie illusoire" et de récupération des haines courantes de nos sociétés.




Un premier ouvrage un peu universitaire mais qui fournira les munitions de l'esprit:




Le deuxième enjeu  va porter sur l'étendue du mal:

Un article du Monde

C'est une alerte européenne...   

Le populisme est une réponse aux angoisses collectives

le Monde du 29 avril 2011  par Raffaele Simone, linguiste

De toutes les vibrations sismiques qui secouent la démocratie, le populisme est l'une des plus inquiétantes parce qu'il annonce normalement une dérive à droite. Du reste, comme la démocratie  n'est pas une forme politique immuable mais qu'elle est exposée à de continuelles torsions, on ne peut pas exclure que le moment présent corresponde précisément à l'une d'elles.
Le populiste sait aussi qu'il doit renvoyer au peuple ses propres humeurs, ses lieux communs et ses préjugés. Ainsi le peuple a l'impression, efficace sur le plan électoral, que c'est vraiment lui qui crée ces idées, vu que ce que le leader fait, déclare et pense, c'est précisément ce que lui, le peuple, fait, déclare et pense ! Ce renvoi permanent (qu'il soit sincère ou hypocrite) se présente sous différentes formes. Berlusconi exploite sans vergogne certaines mœurs "populaires" classiques : produire plein de blagues de très mauvais goût, réduire des thèmes politiques compliqués à des formules banales et même vulgaires, diaboliser grossièrement l'adversaire, recourir de manière effrontée à des mensonges et à des chiffres inventés. En Hongrie, Orban conduit une campagne (dénoncée par Agnes Heller) pour discréditer les intellectuels qui rappelle tristement les débuts du nazisme… Même le langage du peuple peut être utile : le fameux terme "racaille" de Sarkozy en est un exemple, de même que le "föra di ball" ("à la porte par la peau des couilles") que Umberto Bossi, ministre de la République, a récemment suggéré comme… solution au problème de l'immigration. De cette façon, le peuple a l'impression que le leader est comme lui, qu'il parle comme lui, qu'il pense comme lui.
En effet, que toute l'Europe, à la seule exception de l'Espagne (tant que ça durera !) et de Chypre, soit dirigée par des gouvernements de droite ne peut pas être un hasard. A chaque nouvelle élection, c'est un pas supplémentaire : les récents succès de la droite en Finlande paraissent pour l'heure compléter la série. Une bonne partie de ces majorités sont populistes. Le champion est sans aucun doute Berlusconi en Italie, du fait aussi de la durée interminable de son mandat. Mais sur les autres marches du podium on trouve également Viktor Orban en Hongrie, Sarkozy ainsi que le premier ministre néerlandais Mark Rutte. D'autres viennent s'ajouter petit à petit. Aux Etats-Unis, on observe un phénomène similaire : les opposants à Obama (de Sarah Palin à Michele Bachmann) sont des populistes "durs", même s'ils ne connaissent probablement pas ce terme. D'autres leaders d'Amérique latine suivent un chemin identique.




Et enfin le dernier enjeu est de rendre la jeunesse  concernée:

Pour  les enfants  :   un petit opus de Franck Pavloff

Avec une fable qui évoque le péril brun, l'intolérance, la régression   et surtout  la fin de l'innocence...  c'est simple et vite compris par les enfants

vendredi 23 mai 2014

Le Discours de la méthode 1 Les modes de raisonnement


Pour agir, il faut se connaitre...(Descartes)
Donc pour mener à bien tout projet culturel, il faut savoir les modes d'entrée dans l'acquisition d'idées nouvelles:


Les modes de raisonnement




Un raisonnement est une suite de propositions vraies ou fausses, liées les unes aux autres et aboutissant à une conclusion. Il existe plusieurs types de raisonnement.

Le raisonnement déductif
Le raisonnement déductif va du général au particulier. Il tire les conséquences d'une loi, d'un principe, d'une règle générale et les applique à un cas particulier.
·               le général       :les hommes ont toujours cru remédier à l'ignorance des choses en inventant des mots auxquels ils ne purent attacher un vrai sens. (...)
·               le particulier : c'est ainsi que des spéculateurs , en créant des mots et multipliant les êtres, n'ont fait que se plonger dans des embarras plus grands que ceux qu'ils voulaient éviter, et mettre des obstacles aux progrès des connaissances.
D'Holbach, Système de la nature, 1770

Le raisonnement inductif
Le raisonnement inductif va du particulier au général. Il envisage un cas précis pour en tirer les implications à un niveau général.

Le raisonnement causal
Le raisonnement causal s'appuie sur les causes d'un fait, d'une situation, d'un phénomène pour en tirer des conséquences.
·                           La conséquence : l’homme est sociable ...
·               Les causes :  ... parce qu'il aime le bien-être et se plaît dans un état de sécurité
D'Holbach, De la politique naturelle, 1772

Le raisonnement analogique
Le raisonnement analogique établit un rapport inhabituel entre deux domaines et en montre les ressemblances. De ce rapprochement naît une conception nouvelle. Ce type de raisonnement s'appuie sur des images,des comparaisons.
            Mot signalant  l'analogie :      l’homme d'État regrette les hommes destinés à la guerre comme un propriétaire     regrette la terre employée à former le fossé qui est nécessaire pour conserver                     le champ.

Quesnay, article «Grains», Encyclopédie, 1769

Le raisonnement         par opposition
Le raisonnement par opposition confronte deux situations pour en faire ressortir les différences, les divergences.
Les deux termes          de l'opposition : jamais les triomphes les plus éclatants ne peuvent dédommager une nation de la perte d'une multitude de ses membres que la guerre sacrifie ; ses                 victoires même lui font des plaies profondes que la paix seule peut guérir.







Pour  réfléchir  au concept , au départ de projet, à nos objectifs…




Le Plus connu : le Brainstorming

Deux principes de base définissent le brainstorming : la suspension du jugement et la recherche la plus étendue possible.
Ces deux principes de base se traduisent par quatre règles10 :
  • ne pas critiquer,
  • se laisser aller (« freewheeling »),
  • rebondir (« hitchhike ») sur les idées exprimées,
  • et chercher à obtenir le plus grand nombre d'idées possibles sans imposer ses idées11.
Ainsi, les suggestions absurdes et fantaisistes sont admises durant la phase de production et de stimulation mutuelles. En effet, les participants ayant une certaine réserve peuvent alors être incités à s'exprimer, par la dynamique de la formule et les interventions de l'animateur.
C'est pour amener à cet accouchement en toute quiétude que l'absence de critique, la suggestion d'idées sans aucun fondement réaliste, et le rythme, sont des éléments vitaux pour la réussite du processus.

`


Méthode dite de la « carte heuristique »

C’est une méthode de formalisation de la pensée, d’une façon ordonnée  et cohérente

Comme un programme d’ordinateur  ou une arborescence.

La carte heuristique a de nombreuses applications  potentielles dans des domaines personnels, éducatifs et professionnels. Ses possibilités incluent :



Pour réfléchir  au montage de l’équipe et à l’organisation par rapport au projet

QQOCCP

Le sigle QQOQCCP (pour « Qui fait quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Et pourquoi ? ») — également connu sous la variante mnémotechnique CQQCOQP — est un sigle résumant une méthode empirique de questionnement. Toute démarche d'analyse implique en effet une phase préalable de « questionnement systématique et exhaustif » dont la qualité conditionne celle de l'analyse proprement dite.
Ceci en vue de collecter les
données nécessaires et suffisantes pour dresser l'état des lieux et rendre compte d'une situation, d'un problème, d'un processus.

« Faire le tour » d'une question conduit à se poser et à répondre à une foule de questions, telles que : « Que fait-on ? Avec quoi le fait-on ? Qui est concerné ? Qui le fait ? Et pourquoi cette personne ? Où le fait-on ? Quand le fait-on ? Avec quelle quantité ? Combien ça coûte ? Comment le fait-on ? Pourquoi ? Pourquoi y a-t-il ce problème ? Pourquoi agit-on ainsi ? Pourquoi est-ce important ? Pourquoi est-ce situé ici ou là ? », etc.
D'où l'idée de résumer et d'ordonner ce questionnement – au premier abord désordonné parce que foisonnant en tous sens – en une liste méthodique et mnémotechnique :
Lettre
Question
Sous-questions
Exemples
Q
Qui ?
De qui, Avec qui, Pour qui…
Responsable, acteur, sujet, cible…
Q
Quoi ?
Quoi, Avec quoi, en relation avec quoi…
Outil, objet, résultat, objectif…
O
Où ?
Où, par où, vers où…
Lieu, service…
Q
Quand ?
tous les quand, à partir de quand, jusqu'à quand…
Dates, périodicité, durée…
C
Comment ?
de quelle façon, dans quelles conditions, par quel procédé…
Procédure, technique, action, moyens matériel…
C
Combien ?
Dans quelle mesure, valeurs en cause, à quelle dose…
Quantités, budget…
P
Pourquoi ?
Pour quoi ?
Cause, facteur déclenchant
Motif, finalité, objectif
Justification par les causes qui ont amené à… (la « raison » d'être, la croyance)
Justification par le souhait, l'ambition, la prévision…


Méthode du chemin critique

(application de la méthode pert)

C'est donc aussi, parmi les différents chemins constitués par les tâches (ordonnées selon la nécessité du projet), le (les) plus long(s) chemin(s) obtenu(s) ; il y a deux chemins critiques lorsque les deux listes de tâches correspondantes sont prévues demander la même durée.
C'est le cas dans l'exemple donné ci-contre, avec les deux chemins ADF (3+1+3 = 7 mois) et BC, 7 mois également.
L'activité E, qui n'est dans aucun des deux chemins critiques, est la seule tâche à ne pas être critique (et elle a donc une "marge totale" non nulle, ici 2 mois = 7 - 5 mois. Inversement toute tâche faisant partie d'un chemin critique est nécessairement critique, avec une "marge totale" de zéro : tout retard sur une de ces tâches se traduira par un retard pour le projet ("toutes choses étant égales par ailleurs", bien sûr, c'est-à-dire si les autres tâches ont la durée prévue, et non une durée inférieure).



Cette méthode permet de faire les choix pertinents :  le bon ordre des choses
Dans un monde parfait  il faudrait   pratiquer comme dans cette méthode…


Méthode des jalons

…Mais, il y a des contraintes qui viennent perturber notre monde parfait !
Complémentarité avec le réseau PERT et le graphe des potentiels
Le diagramme de Gantt complète l'information travaillée dans le diagramme PERT. Celui-ci permet d'analyser toutes les relations qui existent entre les activités, de dégager les séquences d'activités, d'identifier le chemin critique et les dates de début et de fin (au plus tôt et au plus tard) de chaque activité. Le diagramme de Gantt permet de choisir les dates qui seront effectivement retenues pour réaliser les activités et, éventuellement, de montrer les relations entre les activités et donc les incidences en termes de retard.
En d'autres termes, le PERT est un outil d'analyse alors que le Gantt est un outil de planification. Une différence essentielle entre les deux outils est aussi le lien qui existe entre la durée des tâches et l'espace utilisé pour les représenter dans les diagrammes. Dans un Gantt, l'espace est directement proportionnel à la durée alors que dans un PERT, la durée n'est pas gérée graphiquement, toutes les activités ayant la même taille dans le diagramme, qu'elle que soit leur durée. Ces différences font que le diagramme PERT est plus complexe à utiliser, car il est moins proche de la réalité.
Cette méthode permet de définir quel est le bon moment pour faire les choses  avec les alea du contexte



lundi 19 mai 2014

le Polar Japonais existe....



J'aime visiter chaque société, ou chaque pays à travers ses polars.  Henning Menkel m'a fait découvrir l'envers du décor suédois, et cette grisaille des âmes qui correspond à une société si "politiquement correcte".   Arnaldur Indridason m'a ouvert les yeux sur la dureté des rapports humains en Islande. Qui Xia Long  m'a fait comprendre la complexité de cette Chine où le capitalisme est entrelacé avec les restes du communisme, du maoïsme.

Yoshida Suichi  offre un portrait très complet des rapports humains, mais aussi des simples habitudes de vie du japonais moyen.  Contrairement aux auteurs de polar européens qui ne lâchent pas l'intrigue, ou pour de courtes apartés,  Yoshida lui n'hésite pas à suivre longuement dans sa vie quotidienne l'un des personnages, même si son rôle est mineur dans l'histoire. C'est une narration "kaléidoscope" où  on va de Balzac  à Simenon.   C'est  bien écrit et/ou traduit,  on arrive à entrer dans la société japonaise au plus près du peuple...et c'est la marque d'un roman réussi!



samedi 17 mai 2014

Les mauvais chiffres de Madame le Ministre de la Culture


France Inter    Matinale de Patrick Cohen   Mardi 13 mai 2014


"Non, non, Monsieur Cohen, ce ne sont pas les bons chiffres,  l'état est beaucoup plus présent dans la culture que vous semblez le dire..."  Pourtant Patrick Cohen lui avait produit les bons chiffres:  35% pour l'état, 65% pour les collectivités.  Mais depuis de nombreuses années l'état est dans le déni cette réalité et se refuse à accepter ce changement de tutelle que les D.R.A.C auraient du accompagner...



              Que les fonctionnaires de la D.R.A.C  défendent l'Etat, c'est pathétique mais quelque part humain...mais que leur ministre, l'intelligente Madame Philippetti, participe voire surabonde dans la poursuite de ce mensonge,  de ce fantasme, de cette rumeur...cela  en dit long sur le désarroi et sur l'impréparation des fonctionnaires d'Etat à la décentralisation!

Si Patrick Cohen  a été courtois et même gentil... je le suis moins:

Voici les chiffres 2010 que j'ai trouvé dans les études de ce même état schizophrène (depuis 4 ans, l'écart a du encore se creuser):



Etat

2010 Millions d’euros
Crédits* du budget général et budgets annexes 3 597,2
Éducation nationale 2 105,9
Affaires étrangères et européennes 757,4
Enseignement supérieur et recherche 450,2
Économie, industrie et emploi 169,2
Défense 56,2
Justice et libertés 14,7
Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales 12,5
Jeunesse et solidarités actives 9,7
Budget, comptes publics et réforme de l’État 8,6
Premier ministre 6,0
Immigration, intégration, identité nationale
et développement solidaire 3,6
Santé, sports 2,1
Écologie, énergie, développement durable
et de la mer 1,0
Travail, solidarité et fonction publique 0,1
Comptes de concours financiers
Avances à l’audiovisuel public 3 122,8
Taxes fiscales** 721,7
Taxe sur les services de télévision 422,3
Taxe sur les entrées en salles de cinéma (TSA) 121,3
Redevance d’archéologie préventive 77,0
Taxes sur l’édition vidéo et la VàD 32,2
Taxe sur les appareils de reproduction ou d’impression 26,5
Taxes sur les spectacles de variétés 19,7
Cotisation des entreprises cinématographiques 7,2
Taxe sur les spectacles au profit de l’ASTP 6,6
Taxe sur l’édition des ouvrages de librairie 4,9
Taxe sur les jeux en ligne 4,0
* Crédits ouverts en LFI. Source : MBCPFPRE/DEPS
** Prévisions 2010.
ASTP : Association pour le soutien du théâtre privé.
VàD : vidéo à la demande.




Communes

2006 Millions d’euros Euros par habitant
Total Fonctionnement Investissement Total Fonctionnement Investissement
Total 4 357  millions
 3 389 968 152,1 118,3 33,8
Services communs 252 211 41 8,8 7,4 1,4
Expression artistique (y compris formation) 1 649 1 364 285 57,6 47,6 9,9
Expression musicale, lyrique
et chorégraphique 879 781 98 30,7 27,3 3,4
Arts plastiques et autres activités artistiques 162 149 13 5,7 5,2 0,5
Théâtres 387 278 110 13,5 9,7 3,8
Cinémas et autres salles de spectacle 221 156 64 7,7 5,5 2,2
Conservation et diffusion des patrimoines 1 663 1 173 491 58,1 40,9 17,1
Bibliothèques et médiathèques 866 696 170 30,2 24,3 5,9
Musées 485 359 127 16,9 12,5 4,4
Archives 73 54 18 2,5 1,9 0,6
Entretien du patrimoine culturel 240 64 176 8,4 2,2 6,1
Action culturelle 793 641 152 27,7 22,4 5,3
L’action culturelle regroupe les subventions à l’animation culturelle pluridisciplinaire et les subventions non ventilées par secteur. Source : MCC/DEPS



Départements

2006 Milliers d’euros Euros par habitant
Total Fonctionnement Investissement Total Fonctionnement Investissement
Total 1 292, 210 millions
884 921 407 289 22,1 15,1 7,0
Activités artistiques et action culturelle 469 646 413 697 55 949 8,0 7,1 1,0
Patrimoine 247 749 72 180 175 569 4,2 1,2 3,0
Bibliothèques et médiathèques 124 959 90 020 34 939 2,1 1,5 0,6
Musées 150 002 65 651 84 351 2,6 1,1 1,4
Services d’archives 111 636 60 362 51 274 1,9 1,0 0,9
Services communs 56 887 56 887 - 1,0 1,0 -
Non ventilé 131 331 126 124 5 207 2,2 2,2 0,1
L’action culturelle regroupe les subventions à l’animation culturelle pluridisciplinaire et les subventions non ventilées par secteur. Source : MCC/DEPS


Régions

2006 Milliers d’euros Euros pour 100 habitant
Total Fonctionnement Investissement Total Fonctionnement Investissement
Total 555, 578  millions
 387 797 167 781 949 663 287
Services communs 263 263 - - - -
Enseignement artistique 13 538 7 942 5 597 23 14 10
Activités culturelles et artistiques 417 313 349 164 68 149 713 597 116
Patrimoine 112 554 24 548 88 006 192 42 150
Non ventilé 11 909 5 880 6 029 20 10 10
Source : MCC/DEPS


3 597,2+4 357+1 292, 210+555, 578 = 9801,98  millions €

La part de l’état représente donc 36,7% des financements de la culture en France
Et les collectivités territoriales environ 63,3% des financements.



Pour l’instant ce constat financier montre bien la difficulté et l’ambiguïté du positionnement des DRAC. Au lieu d’admettre la situation et de clairement poser son rôle comme celui d’arbitre, de conseiller, et de médiateur sur les projets, sur les actions et sur les politiques menées localement, les DRAC se sont comportés comme jadis les missi dominici, investis du pouvoir royal pour imposer la vision de l’état. Bien sûr les situations, au cas par cas, sont plus nuancées ; néanmoins, il s’agit d’une posture qui est reconnue comme n’ayant pas favorisé le développement des projets et la cohérence du paysage culturel en France…un rendez vous râté !

Madame le Ministre...un peu de lucidité sera beaucoup plus utile à notre amour commun pour la culture en France!