dimanche 29 novembre 2015

Une pluie d'infos...ou comment ne pas se laisser submerger?

En ces temps de grand "décervelage" comment dirait le Père UBU, il faut une ou des lectures qui remettent l'esprit en place ou plutôt qui lui évitent les "fausses certitudes".



Il est urgent de lire ou relire aujourd'hui Levitt et Dubner...

Bon Dieu, mais qui sont ils donc?    Excellente question!





Ce sont tous les deux des dynamiteurs de certitudes. 2 ouvrages "Freakonomics" et "SuperFreakonomics"  leur ont permis de nous ouvrir le cerveau sur nombre de "conneries" qui nous sont servies chaque jour dans la presse et les media.  
L'aspect pervers de cette désinformation est qu'elle nous est apportée sous une forme pseudo scientifique: des chiffres, des courbes, des statistiques!





Je ne vous dis rien de plus, si ce n'est que vous sortirez plus averti et donc surement plus intelligent!


vendredi 20 novembre 2015

Il y a toujours de la lumière dans la nuit...

Pour sauver notre esprit et conserver du recul...



Comment ne pas demander à Pierre Desproges une aide,  plutôt qu'à un psy ou à un curé-rabin-imam

"Si c’est les meilleurs qui partent les premiers, que penser des éjaculateurs précoces?"


Georges Perec, lui, serait plus dans la réflexion:

"Où étaient les dangers? Où étaient les menaces? Des millions d'hommes, jadis, se sont battus, et même se battent encore, pour du pain. Jérôme et Sylvie ne croyaient guère que l'ont pût se battre pour des divans Chesterfield. Mais c'eût été pourtant le mot d'ordre qui les aurait le plus facilement mobilisés. Rien ne les concernait, leur semblait-il, dans les programmes, dans les plans: ils se moquaient des retraites avancées, des vacances allongées, des repas de midi gratuits, des semaines de trente heures. Ils voulaient la surabondance; ils rêvaient de platines Clément, de plages désertes pour eux seuls, de tours du monde, de palaces.
L'ennemi était invisible. Ou, plutôt, il était en eux, il les avait pourris, gangrenés, ravagés. Ils étaient les dindons de la farce? De petits êtres dociles, les fidèles reflets du monde qui les narguait. Ils étaient enfoncés jusqu'au cou dans un gâteau dont ils n'auraient jamais que les miettes."



Mais il est toujours bon de s'aider d'un philosophe: confions ce rôle à André Comte Sponville

"Ce n'est pas la foi qui pousse aux massacres. C'est le fanatisme qu'il soit religieux ou politique. C'est l'intolérance. C'est la haine. Il peut être dangereux de croire en Dieu. Voyez Saint Barthélémy, les croisades, les guerres de religions, le Djihad, les attentats du 11 septembre 2001...Il peut être dangereux de ne pas y croire. Voyez Staline, Mao Tsé-Toung ou Pol Pot...[...] Cela nous en apprend plus sur l'humanité, hélas, que sur la religion. "

vendredi 13 novembre 2015

Parfois la réalité est horrible! Nous devons y mettre des mots!


Tout paraît alors si dérisoire...petites querelles de nantis, autour d'une vie encore plus ou moins aisée...vision surréaliste d'une société qui ergote sur son idée du politiquement correct...pendant ce temps le son des kalachnikofs couvre celui du rock...mise en abyme! 

Putain, c'est vraiment la guerre!
Et, oui, plus de doute, Charlie n'était pas un mauvais rêve...les barbares sont là!

Nos pauvres mots ont pour l'instant peu d'impact...et pourtant, ce sont bien des mots qui ont manqué à ces enfants perdus qui croient que le paradis de demain va dépendre de l'enfer qu'ils répondront aujourd'hui. Depuis 2005, et même avant, nous savons qu'au moins une génération est perdue, et nous avons surement contribué à son isolement. 
Pas assez généreux, pas assez bienveillant, notre "vivre ensemble" n'était qu'une facade bien pensante. Et ces gamins perdus n'ont pas eu les mots et les idées pour apaiser les colères et les frustrations d'une vie sans horizon. Il n'y a pas que nous pour avoir allumé les braises, les crises venant du moyen orient ont piégées tous les discours: mêmes nos mots ont semblé creux. 

Pourtant, nous n'avons pas le choix: il faut y croire. la seule chance est de transmettre, de passer des idées, des valeurs, des découvertes, de reprendre nos espérances, de nous y accrocher. L'art, la culture, n'est pas un luxe, une vanité ou un privilège: c'est un bagage, un horizon, des lignes de vie.

Ce n'est pas en ce moment qu'il faut baisser les bras, accrochons nous les amis.
Ce n'est même pas un choix, c'est un devoir!      Vivons, mais ensemble!

A bientôt     GB