mercredi 21 décembre 2016

Comment amener un "geek" au dessin ou à la peinture

                            De nos jours, il existe de nombreuses applications qui permettent de faire "pratiquer" tout en attirant par des procédés numériques.


L'outil tablette peut les convaincre que ces activités artistiques ne relèvent pas du pariétal et de l'âge de pierre. Peut importe le type, la marque: l'essentiel est de pouvoir télécharger des applis intéressantes pour notre objectif --> transformer une activité ultra classique en une expérience de GEEK  

1/ se munir d'une tablette Apple os, Android (type Samsung)  ou Microsoft ...
perso j'ai une "vieille" Apple (plus de 5 ans) mais toujours vaillante...et au bureau je travaille aussi avec une Samsung Android .  

Donc pas de souci elles se valent toutes...en revanche, la différence se fera au niveau des applis...

2/  Pour support global     il va vous falloir un éditeur...

Mes conseils:       Prendre une appli  qui va permettre de "rassembler" tous les supports utilisés    exemple "Book Creator"  
    


                                                     Non seulement c'est une application gratuite, mais en plus elle est simple d'emploi et elle donne des résultats satisfaisants pour notre objectif. Ce logiciel va permettre d'éditer un vrai petit d'artiste en regroupant vos dessins ou peintures vos photos, vos sons enregistrés et vos vidéos.




3/  Ensuite pour réaliser les dessins ou les peintures  choisir une application adaptée  certaines sont gratuites, mais pour ma part je préfère une appli un peu payante (quelques euros) mais surtout un bon rapport résultats/mode d'emploi                               


PICSART     



et maintenant  faire travailler vos petits "apprentis". Picsart permet de s'exprimer assez largement 




Et  Voila les gros lapins  à vous de transformer vos "geeks" en artistes multimédia

Amusez vous bien mais artistiquement!


samedi 10 décembre 2016

Le Monde selon Wendy

            Chaque matin  en attendant les rubriques de France Inter qui m'intéressent  (vers 7h30), j'écoute Europe 1...  Pour moi c'est mieux, presque pas de musique (et ça, ça me saoule sur Inter: le matin, surtout pas de musique!) et en plus j'aime bien les animateurs qui respirent la bonne humeur et la blague à deux balles (le côté culs serrés et je te fais une blague que seule la couche germano-pratine de mon cerveau comprend, j'en ai marre...donc Europe!).

Et le week end par réflexe  me revoilà sur Europe...mais là, je tombe dans l'univers de Wendy Bouchard.  Non, c'est promis je ne ferais pas les mêmes remarques stupides et arrogantes que Bénichou (chez Ruquier à l'époque) sur son prénom. Mais il n'empêche que ce dernier devait déjà la prédestiner au monde des "surnuméraires" (voir Roland Barthes ou Laurent Binet).

Donc ce matin je suis dans mon lit, à l'écoute de cette muse des ondes, quand je l'entends annoncer son "coup de coeur culturel"...ok, là je m'attend à un bouquin, une expo, un film à la rigueur???
...mais, mademoiselle Bouchard annonce le dernier opus du maître incontesté ès Bardot  Henri-Jean Servat (n'oubliez pas le trait d'union) sur le, ou plutôt les styles de Brigitte Bardot!

Là j'ai vraiment souri devant ce choix "culturel", pas un sourire de moquerie (si, si, je vous assure) non plutôt comme le contentement de quelqu'un qui voit ses idées se conforter, comme un enquêteur qui trouve un indice déterminant.

Je repense alors à tous ces penseurs qui constatent et alertent devant le danger de la "grande confusion des genres":  quand tout est culture, plus rien ne l'est vraiment!

Depuis les remarques pertinentes et acerbes de Baudrillard sur l'Art contemporain, 



il y a eu d'autres philosophes qui se sont inquiétés non seulement d'une "déperdition" du sens dans l'Art    mais aussi dans les différents domaines de l'Art  qui selon certains ont une fâcheuse tendance à se multiplier sans discernement.  Yves Michaud dénonce depuis 15 ans cette banalisation qui met tout et son contraire dans le domaine artistique et culturel!



Donc cela étant dit, effectivement  je remercie Wendy Bouchard de nous alerter sur ce risque de tout considérer comme artistique ou culturel: le design, la mode...à la limite...mais le people, la jet set, Bardot est certes un mythe mais la limite est ténue avec les fesses "jambonnées" de Kim Kardashian!

Merci Wendy pour cette réflexion et au W.E prochain!

samedi 3 décembre 2016

Comment la BD aide à comprendre l'Art contemporain?

D'abord, il y a ce bonhomme Jacques Tardi, qui n'a pas pour seule oeuvre "Nestor Burma" et "Adèle Blansec"   non c'est aussi un "défricheur" , un "laboureur" de l'Histoire.   

Fasciné par son grand père, poilu de 14, Jacques Tardi aime à parcourir les angles humains de cette immense boucherie que fut la 1ère guerre mondiale.

De nombreux parmi ses ouvrages traitent de cette crise dont notre pays ne s'est jamais vraiment remis. 



..."C'était la guerre des tranchées est une bande dessinée qui montre la vie d'un soldat, son quotidien.
Son travail sur la Première Guerre mondiale, notamment C'était la guerre des tranchées et Putain de guerre est reconnu comme exceptionnel, notamment pour sa grande rigueur historique (grâce à la collaboration avec l'historien Jean-Pierre Verney et à la force qui se dégage de ces albums."   extrait de wikipédia   


Mais si j'en parle aujourd'hui  c'est aussi pour son passage la semaine dernière à l'émission de Frédéric Taddei sur Europe1. Il a eu des propos qui m'ont éclairé et fait faire "tilt" sur l'un des grands mystères de l'Art: pourquoi l'Art abstrait?

Jusque là, mes raisonnements qui étaient construits à partir de la lecture de plusieurs spécialistes convergeaient vers l'explication technologique:  après la photographie et le cinéma pourquoi s'obstiner à représenter la réalité. D'où la justification de cette stratégie nouvelle des artistes qui a été de s'éloigner de la représentation et de la figuration. 

Mais quand j'ai entendu Jacques Tardi dénoncer à la fois cette immense gâchis et le traitement qui en avait été fait par les artistes ou écrivains (notamment il s'en est pris à Barbusse et à Roland Dorgelès), j'ai compris à quel point il voulait dire que cette guerre était "indescriptible" au sens propre et que toute tentative de "réalisme" était vouée à l'échec!

Bien sûr, en peinture et sculpture, de nombreux artistes avaient déjà abordé l'angle abstrait puis déstructuré, mais auraient ils poursuivis et essaimé sans ce traumatisme hallucinant et cette remise en cause de l'Homme qui a mené les artistes vers d'autres chemins?


jeudi 24 novembre 2016

Si les grands écrivains étaient des idéologues à suivre, on le saurait!

Ou la nouvelle "Trumperie"


Cette phrase m'a été inspirée par un article récent  (Nouvel Obs) du pourtant souvent pertinent Tristan Garcia  qui s'intéressait notamment au cas de Michel Houellebecq comme annonciateur du malaise d'une société trop vite "mondialisée".   Ce bon monsieur Garcia nous dit sa déception devant l'espoir que certaines oeuvres de jeunesse du bon Michel lui avait fait naître.

Dans "Extension du domaine de la lutte"   comme dans "les particules élémentaires" monsieur Garcia avait trouvé comme un chant d'espoir venant d'un écrivain qui percevait l'infini mal-être d'une génération post-soixante huitarde, dont l'héritage était le mépris de ses aînés et une société qui loin d'apporter partage et fraternité se révélait encore plus clivante et injuste.  Et notre pauvre zélote est devenu détracteur (pas comme John Deere) de son ex-héros (ou de son ex-eros). 

Cher Tristan Garcia, il est toujours émouvant de constater que le "déniaisage" peut intervenir à tout âge, quoiqu'il en soit je vous souhaite la bienvenue dans le triste monde des lucides.  Mais entre devenir lucide et se laisser envahir par le fiel qu'engendre la désillusion, il y a une énorme marche que vous franchissez à nouveau sans discernement.   Donc je me dois de vous aider à faire le deuil de cette pensée négative qui vous a envahi: confondre un auteur, un véritable écrivain avec un idéologue.  
Michel Houellebecq se fout de la société comme de sa première capote...un écrivain est comme une éponge il va se remplir de tout ce qui traîne là, sur les comptoirs de province, comme sur les riches nappes de la bourgeoisie germano-pratines...et par la magie de la création, il va en ressortir un jus plus ou moins dense qui est le reflet d'une époque, mais qui n'a pas la cohérence d'une pensée construite (chacun a sa place, cher monsieur Garcia), et c'est tant mieux!

Souvenez vous simplement de Céline, dont l'immensité littéraire n'implique pas, et heureusement, une justesse idéologique. 

Donc oui, peut être que Houellebecq a été une erreur...mais c'est la vôtre, comprenez vous?

J'espère avoir pu, avec ma perception qui n'est pas la vôtre, vous faire gagner du temps!



Tristan Garcia  
  

mercredi 16 novembre 2016

Un grand auteur...par où commencer? Jorge Luis BORGES

Et bien comme mise en bouche, rien ne vaut une petite entrée légère...légère!


"L'aleph"    est tout à fait ce qui convient:  quelques 200 pages digestes de nouvelles qui retracent à merveille l'univers Borgessien avec sa précision et sa clarté de description, et ce don pour faire d'un personnage a priori modeste, discret, toute une vie romanesque.

Je pense que c'est à ce trait que l'on reconnait un grand écrivain: il peut s'emparer de tous les sujets, fussent ils humbles, entre ses mots ils deviennent des épopées!
ET inversement cet écrivain sera capable de s'emparer de mythes pour les remettre dans nos pauvres univers terrestres.


"je sais qu'on m'accuse d'orgueil, peut être de misanthropie, peut être de démence. Ces accusations ( que je punirai, le moment venu) sont ridicules. Il est exact que je sors pas de ma maison; mais il est moins exact que les portes de celle ci, dont le nombres infini, sont ouvertes, jour et nuit aux hommes et aussi aux bêtes."

Voilà, en quelques lignes...de quelques éléments, il introduit une"tension",  un quotidien qui devient une infinité de "possibles".


L'aleph    collection "l'imaginaire"  Gallimard


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mercredi 2 novembre 2016

Leila SLIMANI le vaut bien!

C'est à midi ...  je ne sais pas si elle aura le Goncourt...mais juste pour son style et ses sujets, elle le vaut bien!


Depuis "Dans le jardin de l'ogre"  je me suis intéressé à elle.  Elle est très représentative de cette nouvelle génération d'écrivaines qui est sans complexes et qui fonce dans les sujets avec un style direct et efficace. Avant, c'était plutôt une manière d'homme, mais désormais, certaines le font, et le font mieux!

Dans son premier opus, l'héroïne était fille de son temps, mauvaise épouse selon les critères bourgeois, mauvaise mère selon les codes de la profession...bref une iconoclaste morale...une défonceuse de haute volée. J'ai aimé, c'était de l'anti-Kerangal, du brut, du lourd du tatoué.





Comment ne pas être surpris par une telle écriture de la part de cette mignonne frimousse d'ange!
Et pourtant nous voilà subjugué, excité, emporté par ses personnages forts, pleins, entiers.

Je vous conseille de commencer par "DANS LE JARDIN DE L'OGRE" qui est sorti en poche




Leila SLIMANI est une adorable brute!

mercredi 26 octobre 2016

Mon problème KERANGAL


Déjà que je ne trouvais pas le bouquin "honnête" et je pensais qu'il ne s'agissait pas d'une fiction, d'un roman, mais d'un document militant tout à fait respectable...mais le vendre en "roman" ne me paressait pas convenir!   Et je vous l'avais dit. 

Alors de là à en faire un film...

Pourquoi cette indignation tout à fait à contre-courant?   
Encore une lecture permet elle le recul, la réflexion  et quand notre âme sort de l'envoûtement de la lecture et du pathos de l'histoire, il est à espérer que quelques neurones verront la manipulation et ses effets...tandis que le cinéma est un art passif, où votre esprit est pieds et mains liés et où l'histoire vous envahit. 
Donc je persiste: halte aux faux romans et vive les belles fictions!


Rappel de mon article passé...


"J'aime beaucoup l'écriture et les talents de conteur du quotidien de Maylis de Kerangal,  mais en lisant son dernier opus "réparer les vivants",  je n'ai pas bien compris son choix créatif.  Ce livre est bien écrit, certes, mais il n'y a pas d'histoire, c'est un docu-réalité  avec un emballage fictionnel. 

C'est surement faire oeuvre utile que de persuader son lectorat du bien-fondé du don d'organes, mais est ce son rôle et n'y-a-t-il pas "tromperie" culturelle en nous vendant un livre que nous attendons comme une fiction?
 En fait il s'agit d'un acte militant, ce qui serait tout à fait honorable en soi si c'était clairement affiché!



Je lui resterai fidèle...mais je lui demande plus  de transparence sur sa production!"

dimanche 16 octobre 2016

Vous êtes un cas...Binet!

Vous êtes un cas...Binet!


Cet épouvantable jeu de mots provient d'un téléfilm non moins calamiteux et il était prononcé par le regretté Claude Villers, dans le rôle d'un commissaire de police, davantage inspiré par San Antonio que par Maigret...son assistant le dénommé Poutin était son souffre-douleur préféré et on retiendra cette phrase mémorable: "Putain, Poutin, les patins!"  pour inciter son adjoint à respecter la propreté de la dame que tous deux visitait.

Trêve de souvenance je voulais vous signaler la parution en livre de poche de l'admirable ouvrage de Laurent BINET  "la septième fonction du langage"  qui est une vraie jubilation pour les amateurs du sens et des mots.   Donc je suis en train de me régaler et je voulais en faire profiter ceux qui, doux laxisme, avait omis une parution aussi pertinente qu'économe!


Bonne lecture chers amis

mardi 4 octobre 2016

La Trilogie BELLO

En arriver au troisième opus d'une trilogie est toujours un moment ambivalent!

A la fois plaisir de retrouver une aventure et d'en avoir la fin, mais en même c'est la fin d'un voyage que nous avons partagé avec des personnages et avec l'univers d'un auteur.

Après "les Falsificateurs"  et les "Eclaireurs"   voici "les Producteurs"     

Toujours cette incroyable univers de complot international, mais institutionnalisé, avec ses règles, ses règlements, sa hiérarchie. Et ce ton incroyable si...professionnel et désinvolte:

" - Je n'en suis pas sûr. Je manque de leadership, j'abomine les salamalecs et surtout je chéris trop ma liberté. Et puis, franchement, je te trouve dure avec ma profession. Comme toi, comme Johanna, j'oeuvre à mon modeste niveau pour un air plus pur et des rivières plus propres. Mine de rien, j'ai fait détourner des autoroutes, déplacer un aéroport, fermer des déchetteries. Alors c'est vrai, je ne fais pas la une des journaux . Mais ce n'est pas de ma faute si je suis plus doué pour pondre des études d'impact que pour agiter des banderoles ou organiser des grèves de la faim"

Voilà pour l'ambiance de cette oeuvre unique et plus profonde qu'il n'y paraitrait.






jeudi 22 septembre 2016

L'impeccable Maud Tabachnik

Voila un auteur qui ne m'a jamais déçu. Bonnes histoires, style irréprochable.

Et là encore Madame Maud fait de la belle ouvrage.

"L'ordre et le chaos"    ne se déroule pas aux USA, mais en Grande Bretagne...ce qui explique sans doute ce ton nouveau qu'elle adopte et un humour si british...

un extrait:

"Quand il revient vers 10heures, son épouse habillée d'un peignoir défraîchi sort une bouteille de coca glacé qu'ils boivent avec du pop-corn copieusement arrosé de sucre. Je suis là depuis 3 jours et je ne les supporte plus. Il sont si gros que je me demande ce qui pourrait les atteindre à part un infarctus. Une balle se noierait dans leur graisse avant de toucher un organe vital, et il faudrait un poignard d'au moins 30 cm pour traverser leur lard..."  

Donc vous voyez c'est efficace et assez stylé...j'adore!


mardi 13 septembre 2016

Comment le croire? Mystère de la croyance

Emmanuel Carrere         Le Royaume





Finalement c'est un livre que j'aurais aimé écrire  et c'est rare que je dise ça!

Mais je me suis posé et je me pose toujours les mêmes questions: comment quelqu'un de sensé peut il croire à un Dieu, à une religion?

Et là notre Emmanuel prend le sujet à bras le corps. Si il avait été tout le temps un athée permanent comme moi, ce serait plus monolithique mais en plus il a été croyant, et pas qu'un peu...et cela rend son discours plus intéressant.  Il mélange sa vie à celle des premiers croyants et c'est une idée excellente qui rend l'exercice intellectuellement passionnant.




mardi 30 août 2016

Les Artistes Turcs sont les plus courageux du monde II

Inci Eviner
Née en 1956 à Polath (Turquie), vit et travaille à Istanbul (Turquie)
Au milieu et en mouvement
Comment concilier imagination, urgences politiques avec ses propres contradictions ? Comment prendre position en tant qu’artiste et citoyenne ? Comment déjouer les représentations et clichés orientalistes dans l’art ? Voici les questions que Inci Eviner dit tenter de travailler au quotidien et qui peuvent résumer son parcours noué par une culture orientale et occidentale. Depuis sa formation à l’Académie des Beaux-Arts d’Istanbul en 1980 et son doctorat en 1992 à l’Université de Minar Sinan, Inci Eviner n’a pas cessé de parcourir le monde, dans le cadre d’expositions personnelles (Galeria Delta à Rotterdam, Galeri Nev à Istanbul et Ankara), d’expositions collectives (dont « Harem » à Whitechapel, Londres en 2009, « Translocalmotion » 7e biennale de Shanghai en 2008) et de résidences (Leube à Salzburg, ISPC à New-York). Nourrie par ses lectures sur la philosophie ou la psychanalyse, elle a ainsi pu observer avec acuité les mouvements de la mondialisation et les transformations du monde de l’art, depuis une trentaine d’années.


Pour l'Hôtel des Arts à Toulon Inci Eviner   met en scène un poème onirique qui dénonce une situation inquiétante en Turquie. Avant Ataturk  quand un mari ne s'entendait pas avec sa femme, celle ci pouvait disparaitre du jour au lendemain. Le mari n'était pas inquiété!
Or, selon l'artiste des femmes recommencent de nos jours à être porté disparues...



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vendredi 19 août 2016

Les Artistes Turcs sont les plus courageux du monde...

Ce n'est pas une simple phrase d'accroche, enfin pas seulement  

pour avoir aidé au montage de cette exposition à Toulon, je sais désormais la dose de courage qu'il faut pour pratiquer un art engagé, signifiant et fort en Turquie!

1er    Volet    CANAN SENOL


Le discours artistique sur la chose politique peut paraître vain. Loin de son sujet. Compliqué en effet de s’emparer du thème de la guerre, des droits de l’homme, des libertés individuelles sans tomber dans l’écueil de l’angélisme. Mais lorsque l’artiste vit de l’intérieur, dans sa chair, la difficulté de vivre au quotidien, il faut l’entendre, propager son témoignage haut et fort et aussi loin que possible. 
C’est le but de l’exposition Les parfums de l’intranquillité qui se tient ces jours-ci à l’Hôtel des Arts de Toulon et qui s’attache à dresser une certaine réalité euro-méditerranéenne à travers les œuvres de 14 femmes artistes. Cette chambre d’échos, nous avons choisi de lui donner à notre tour une caisse de résonance en publiant le témoignage de l’artiste turque Canan qui compte parmi les femmes exposées de ce très dense parcours.
Au lendemain du putsch turc, nous avons cherché à joindre l’artiste. Quelques jours plus tard, voici les lignes qu’elle nous envoyait.

« La Turquie traverse une période difficile, particulièrement depuis quelques années. Mais je n’ai rien connu d’équivalent à cette nuit du 15 juillet. Pourtant, ce n’est pas le premier coup d’État dont je suis témoin. J’avais dix ans lorsque la junte s’est saisie du pouvoir en Turquie en 1980. Ma précédente vidéo The Tree of Vakvak (L’arbre de Vakvak) illustre la façon dont j’ai ressenti les putschs. 


jeudi 11 août 2016

un Murakami en plus japonais...

Notre Murakami...oui, celui de IQ84  et surtout de "Kafka à la plage"  (son meilleur bouquin, selon moi)  n'est pas le Murakami des japonais  récemment j'étais au Japon et j'ai pu constater que je leur parlais de Murakami, il ne pensait pas à celui là mais à l'auteur des "Bébés de la consigne automatique" Ryu  Murakami  où là plus rien n'est "gnangnan" mais plutôt pop, baroque, gothique.

Malgré la tendance très japonaise d'introduire beaucoup d'éléments fantastiques dans le récit, notre Murakami (Haruki)  ne résonne pas vraiment chez les japonais.

Hélas, chers lecteurs, leurs goûts sont plus gores et glauques...  

Tenez prenez un écrivain comme Kôji Suzuki   et son fameux cycle "le Ring"   voilà bien l'esprit japonais à l'oeuvre.  Effectivement, il y a du "fantastique" mais il y a aussi le côté noir du Japon et du japonais  qui ne doit pas être omis...


Publié en poche chez "Pocket"




mercredi 27 juillet 2016

Antoine BELLO ou le polar intelligent

Je vous en ai déjà parlé pour 2 livres plus récents  et très originaux: "les éclaireurs" et "les falsificateurs"    il a inventé avec ces 2 ouvrages un genre nouveau  le thriller-fiction-fable


Mais là, il s'agit bien d'un polar classique, quoiqu'avec Bello rien n'est jamais comme on l'attend...

Donc on retrouve les 2 qualités de cet auteur (qui devraient être celles de tous les bouquins):  une bonne histoire et être agréable à lire...

Le héros, sorte d'Hercule Poirot moderne est amnésique (enfin une certaine forme d'amnésie) et cela épice le récit. Tout le bouquin rend hommage à Agatha Christie...ce qui est juste mais plutôt rare  car louer cette grande dame serait plutôt "ringard" de nos jours; Hors il ose et assume!

Donc je vous invite à découvrir cette histoire, un peu hors d'âge, délicieusement "vintage" et si bien écrite.



mardi 12 juillet 2016

Pourquoi bouder un classique du polar?

Redécouvrir Trevanian sera votre trouvaille de l'été...


Un de ses grands opus "Shibumi" a été réédité en poche par Gallmeister. Il m'a été conseillé par la nouvelle jeune libraire de Capbreton dans les Landes que je remercie.

infos sur cette librairie

Ce roman est certes un polar, mais il est davantage que cela:  il nous fait découvrir le jardin secret de l'auteur qui est la culture japonaise ancienne d'ou ce titre Shibumi!  Le Shibumi c'est la recherche d'une harmonie impossible...disons grossièrement que la shibumi est à l'esprit ce que le feng-shui est aux objets!

Pour Trevanian c'est aussi le moyen de dénoncer la société mercantile et surtout l'esprit "marchand" et sans profondeur des américains. Même si il date de la fin des années 70, le réquisitoire fait toujours mouche et Trevanian compense ses excès par une réelle poésie des descriptions.

Tout ce que j'aime, un livre atypique, créatif, cultivé et bien écrit!

Pour en savoir plus sur ce mystérieux écrivain, voici la bio de Gallmeister:
Bio Trevanian













lundi 4 juillet 2016

Merci à Michel Rocard...

On peut appeler ca un mentor, un inspirateur...disons simplement qu'à une certaine époque, l'immédiate "après mai 68", il était peu aisé de trouver des "penseurs" mesurés, car l'heure était à l'excès, à l'extrême. Entre trotskystes et maoistes, il y avait un petit espace occupé par la raison et l'envie de dialogue: le PSU et son leader Michel Rocard. Bien sûr, ils avaient leurs propres utopies, leurs mirages perso: l'autogestion, dont le modèle était la Yougoslavie. Mais au moins, la notion de débat et de dialogue y étaient mis en avant...rêveurs, certes, sectaires jamais!

Dans les débats qu'il menait, sa parole était bousculée, mais ses idées étaient percantes...et toujours ce besoin de vérité et de réalité: deux notions qui font mauvais ménage en politique.

Les débats d'aujourd'hui vont davantage nous faire ressentir votre absence, cher Michel Rocard, et les adeptes de la rupture ont hélas encore de beaux jours devant eux, cependant cette petite flamme teintée de moralisme et d'innocence qui énervaient profondemment Miterrand, homme de turpitudes insurmontables, je la conserverai enfouie en moi, comme une richesse, comme la croyance en une société perfectible.  Merci pour ca, cela n'a pas de prix!

dimanche 19 juin 2016

Le monde à l'envers ou le Japon vu d'un autre angle...

Tout commence par les bouquins de Pierre-François SOURYI

D'abord soyons chronologique:  "Histoire du Japon médiéval"  en poche chez tempus




puis chez Gallimard (bibliothèque des idées) "Moderne sans être occidental"  





Dans ces deux ouvrages la thèse de PF Souryi est la même, et elle est assez convaincante: le Japon n'a pas eu besoin de l'Occident pour être en mouvement, et pour être une nation moderne et un peuple dynamique!

Le Moyen âge fut pour le Japon une époque de grands bouleversements et de désordres apparents. L'auteur a appelé cette période "le monde à l'envers"  car les petits s'en prennent aux seigneurs et toute autorité est alors instable. Mais en revanche, tout un monde alors apparait, des artistes, des conteurs, des artisans et c'est un Japon nouveau, différent de la Chine qui va se créer.

Cette idée, il va la poursuivre lorsqu'il affirme que l'intervention de l'occident à l'ère Meiji n'a fait qu'accélérer un mouvement déjà interne à ce pays...cela permet de découvrir qu'il a existé et qu'il existe toujours une autre voie vers le progrès que celle de l'occident!

vendredi 10 juin 2016

Chers ordures!


Merci à nos éboueurs grévistes de nous amener à nous pencher sur cette matière hautement culturelle et artistique: le déchet, l'ordure.



UN peu de wikipedia:  de la préhistoire à monsieur Poubelle...

Pendant la Préhistoire, les hommes se contentent de laisser leurs déchets dans la nature. Essentiellement des restes de nourritures, ceux-ci se décomposent selon le cycle naturel et sont produits en petite quantité. Le problème des déchets apparaît avec le développement des villes où les ordures s'entassent sur la voie publique.
En 1185, incommodé par la puanteur, Philippe Auguste commande au prévôt de Paris d'organiser avec les bourgeois le pavage des principales rues de Paris3. Pendant le Moyen Âge, les décrets royaux se succèdent pour améliorer la gestion des déchets. Néanmoins l'absence d'égouts fait que les caniveaux au milieu des rues pavées sans trottoirs servent encore de rigole d'écoulement pour évacuer les eaux de pluies et les eaux usées déversées par les habitants. Les résidus et déchets trop encombrants sont quant à eux abandonnés dans des dépotoirs aux abords des villes. On appelait « voiries » des lieux « où l'on portait les ordures, les immondices, les vidanges, les fumiers et les débris d'animaux »4. À Paris, entre 1750 et 1850, la voirie de Montfaucon en fournit un exemple typique.
Certains déchets sont mélangés aux contenus des fosses d'aisance pour servir d'engrais. À la fin du XIXe siècle, l'industrie utilise de plus en plus les matières plastiques et l'agriculture les engrais issus de la carbochimie (phosphates fossiles, fertilisation azotée), ce qui entraîne le développement du système des décharges5.

Il faut attendre le XIXe siècle pour que l'hygiène et la salubrité publiques deviennent un véritable sujet de préoccupation. La révolution arrive avec le préfet de la Seine Eugène Poubelle qui met en place un premier arrêté le obligeant les propriétaires parisiens à mettre à disposition à chacun de leurs locataires un récipient destiné aux ordures ménagères. Par glissement sémantique, ces récipients prennent vite le nom de « poubelles ». Le pavage des rues devient systématique, les égouts se multiplient et le développement de l'adduction d'eau vise à équiper les ménages mais aussi à nettoyer l'espace public6.


Dans l'art contemporain, le déchet est devenu  une matière artistique symbolique de notre société et les artistes s'en sont emparés:      Les artistes et les ordures...



Et puis depuis lors  les ordures font partie de notre quotidien.  Elle sont sujets de littérature  dans "les météores" de Michel Tournier avec le prince des gadoues, personnage unique et incontournable de ce roman. Dans "l'apprentissage de la ville" de Luc Dietrich  ce sont ces zones parsemées de déchets qui rassurent le héros et lui donnent abris.   Les ordures peuvent aussi représenter une maladie, une grave névrose: le syndrome de Diogène est une pathologie qui devient connue, si ce n'est courante. La syllogomanie!


Le Figaro  Santé



Quand accumuler des choses devient pathologique

Mots clés : psychiatrie, TOC, psychologie
Par figaro iconPascale Senk - le 21/03/2013
Être attaché à certains objets, c'est normal. Mais avoir du mal à jeter quoi que ce soit peut relever de la maladie mentale.


 Est-ce parce qu'elle est emblématique d'une époque qui produit en masse, et vante l'acquisition d'objets tout en ne sachant quoi faire de ses déchets que la syllogomanie - étymologiquement «goût immodéré pour l'accumulation» - est devenue le trouble psychique le plus fascinant du moment? Pour preuves, le succès aux États-Unis de la série de téléréalité Hoarders (traduire les «amasseurs» ou les «engrangeurs») qui montre des thérapies de collectionneurs pathologiques ; la multiplication, sur Internet, des forums et sites spécialisés où s'expriment essentiellement les proches ; enfin, l'intérêt des chercheurs. Il est tel que le DSM-V(1), bible de l'American Psychiatric Association qui sortira en mai prochain, débat actuellement de la nécessité de faire une place entière à cette maladie qui jusque-là était considérée comme une sous-catégorie des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
C'est que le mal est multiforme. Il concernerait actuellement 2,3 à 4,6 % de la population générale, mais il attaque à des degrés variables et se retrouve autant dans des troubles mentaux comme la schizophrénie que dans des cas d'hyperactivité. Sous ses formes les plus légères, il amuse (le dressing de madame plein à ras bord). Mais il peut aussi devenir menaçant, quand peu à peu l'espace vital d'une famille dans sa maison se réduit. Enfin, il dégoûte et horrifie quand il s'est transformé en «syndrome de Diogène», entraînant celui qui en souffre à se retrouver coincé - parfois jusqu'à la mort - sous ses propres détritus, comme le montre un récent DVD pédagogique à usage des soignants produit par l'Afar.

Incapables de renoncer

La syllogomanie génère aussi, actuellement, des créations d'emplois, les «organizers coachs», qui aident des personnes de tous milieux sociaux se sentant «dépassées par leurs possessions» à ranger, trier… et jeter. Anouk Le Guillou, qui à travers sa société Place Nette offre ce type de service, est quotidiennement en prise directe avec ce trouble, qu'elle a appris à repérer… Et à mesurer. «On m'appelle en me disant “Au secours, j'ai un problème de placards”…, et peu à peu, en visitant l'appartement, je découvre qu'il y a trop d'objets partout.» Des vêtements empilés dans une baignoire dont on ne se sert plus, des piles de livres encombrant les escaliers jusqu'à ne laisser qu'un infime passage… «Seules, ces personnes ne savent plus comment s'en sortir, elles ont besoin d'une aide concrète pour oser jeter.»
Car le volet le plus prégnant de la maladie ne réside pas dans la «collectionnite aiguë» et l'obsession d'accumuler, ce qui la rapproche de l'addiction, mais plutôt dans l'incapacité à renoncer: «Tout mérite d'être gardé, observe Anouk le Guillou. Ce bibelot ébréché offert par une tante qu'on ne voit jamais, ces 12 bouteilles de savon liquide en promo au supermarché… Entre leurs attachements affectifs aux objets et leur peur de manquer, ces personnes se retrouvent incapables de faire des choix, et de jeter.» Une récente étude vient d'ailleurs de montrer que les patients atteints de «hoarding disorder» ont une suractivité cérébrale spécifique lorsqu'on les met en situation de choisir de garder ou non un objet qui leur appartient (même s'il s'agit de vieux journaux).

Un trouble qui se transmet

Et puis, latente ou avérée, la dépression n'est jamais loin. Anouk Le Guillou considère que 60 à 65 % des clients qui font appel à ses services ont traversé de grosses périodes de déprime, ou sont en plein dedans. «Ils me le confient: ils se sont laissé envahir au moment où ils allaient mal, observe-t-elle, et n'en sont pas ressortis.»
Au départ, il peut y avoir un trauma déclencheur. Jessie Sholl, écrivain new-yorkaise et fille d'une accumulatrice compulsive, raconte dans son livre Dirty Secret (témoignage de sa propre survie dans un tel contexte) que sa mère avait certes toujours eu tendance à garder des bibelots, photos ou rubans pour, disait-elle, «donner libre cours un jour à sa créativité». Mais c'est au moment où cette artiste en herbe a perdu son compagnon depuis dix ans qu'elle «plongea» dans l'entassement. Pour sa fille, la maladie commence d'ailleurs quand une pièce de la maison familiale est sacrifiée à l'accumulation d'objets inutiles.
L'entourage des accumulateurs compulsifs s'exprime désormais et c'est une avancée parce que jusque-là ceux-ci étaient contraints au silence par la honte. Or, ce sont presque toujours eux qui peuvent diagnostiquer le trouble chez leur proche et prendre des mesures, en mettant des limites à son comportement, pour l'aider. De plus, on sait désormais que la syllogomanie se transmet dans les familles. De nombreux accumulateurs compulsifs, lorsqu'on le leur demande, peuvent parler d'un oncle ou d'un grand-père «ayant tendance à tout garder»…
Le seul traitement connu à ce jour est un retour régulier au tri. Anouk Le Guillou passe ainsi deux heures par mois chez ces anciens clients qui connaissent désormais le mal dont ils souffrent. Tels Sisyphe, ils se remettent régulièrement à l'épreuve de jeter… Car l'envie d'accumuler, elle, ne les lâche pas.
(1) Diagnostic ans Statistical Manual of Mental Disorders

dimanche 5 juin 2016

de L'influence du climat sur nos comportements

Il faut parfois lire "Alternatives économiques"   ça peut être drôle et instructif


De l'influence du climat sur nos comportements

Cyril Lemieux
Alternatives Economiques n° 311 - mars 2012
couverture
2012 : la bataille des classes moyennes
mars 2012
L'influence du climat sur les moeurs et les institutions humaines relève de la " mythologie scientifique ". En revanche, les températures peuvent modifier indirectement notre organisation sociale.
La vague de froid qui s'est abattue le mois dernier sur l'Europe a-t-elle eu un effet sur nos comportements collectifs et notre rapport aux institutions ?
La question peut paraître saugrenue.
Elle n'en a pas moins un fondement ancien dans la tradition sociologique.
Ainsi, dans son ouvrage sur Le suicide (1897), Emile Durkheim observe-t-il une forte corrélation entre l'élévation de la température et les penchants suicidaires.
Les statistiques dont il se sert montrent, sans aucun doute possible, que plus il fait chaud, plus le nombre de suicides augmente.
Quelques années plus tard, son disciple Marcel Mauss mettra en évidence que dans les sociétés eskimos, plus le climat devient rigoureux, plus les populations sont portées au " communisme sexuel"

Certes c'est vieux de 4 ans mais ça marche toujours...notamment  les inondations peuvent aussi  noyer les grèves.


mardi 31 mai 2016

Quel rapport entre Karim Benzema et Madame Bovary?




Il faudrait d'abord citer James Joyce dans Dedalus


Dedalus ou Portrait de l'artiste en jeune homme



A l'instar du héros, jeune artiste, Karim est ancré dans une réalité virtuelle très loin de la vie réelle. Son monde est une illusion, et comme l'artiste il ne peut pas y rester!

Il se voudrait loin de ses origines, comme un nouvel homme, beau, riche et célèbre...mais il est poursuivi par sa réalité si envahissante!

Sa vie est schizophrène, il vit des choses et croit en avoir fait d'autres.

Dans le sens opposé, Madame Bovary se vit différente: petite bourgeoise qui se voudrait "dame" du meilleur monde. C'est ce décalage qui rapproche nos 2 héros: Karim se voudrait peut être dans une normalité faite de Porsche Cayenne et de boîtes de nuit...sans avoir à prouver que la "racaille" ne le conduit pas dans ces lieux...comme pour avoir le droit d'agir futilement sans être abreuvé de reproches.  Emma, elle, est fille de l'ennui, et son adultère c'est sa boîte de nuit!  

De l'art d'être toujours mal là où l'on est!



mardi 24 mai 2016

Le grand BLUFF! Arlette avait raison...

Arlette avait raison: "on vous trompe, on vous ment...travailleuses, travailleurs!"


La CGT  est en train de mener un de ses ultimes combats d'envergure...comme les autres syndicats, et peut être encore plus, ils sont dos au mur. Ils n'ont plus que très peu d'adhérents et leurs derniers bastions sont la pétrochimie et l'énergie...tiens, cela rappelle les troupes de la grève actuelle!

Et  oui, un syndicat qui vit à 95% des subventions s'est complètement coupé du terrain et ses soubresauts ne vont pas masquer la dure réalité sociale qui de plus en plus leur échappe.

Et oui, chers lecteurs et amis, nous sommes pris en otage dans un jeu de dupes, où chacun avance masqué.  Donc voilà chers camarades syndiqués, je tenais à vous dire que vous appliquez cette merveilleuse maxime: "plus la ficelle est grosse et plus ça passe!"

En fait, je pense que vous n'avez rien à faire du contenu de la loi Elkhomry, ce qui est perturbant ce sont plutôt ces changements incessants du code du travail...mais comment avouer cette impuissance à maîtriser le présent?

Un livre m'a ouvert les yeux sur cette tragi-comédie actuelle:
C'est bien écrit et bien documenté...à vous de forger votre opinion sur l'actualité.


lundi 16 mai 2016

Ne croyez pas ce que les media vous disent...



HARMONY OF THE SEAS
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La photographie est belle...mais ce navire est moche!

C'est inesthétique, lourdingue, une usine à faux rêves, Las Vegas sur mer...un contresens de bâteau...une hérêsie flottante. Pourtant de TF1 à M6 en passant par France TV, ce ne fut que concert de louanges...amenant des touristes  le long des berges de ce monstre des mers. Donc chers amis reprenons nos esprits et considerons cette masse inepte pour ce qu'elle est: une horreur!




Pour ne pas être totalement négatif voici les canons de la beauté maritimes...regardez moins la télé, aussi.

https://i.ebayimg.com/00/s/NDgwWDY0MA==/z/4oAAAOSw~oFXJcV8/$_35.JPG

mardi 10 mai 2016

Le retour du mongol... Ian Manook




Yeruldelgger  est de retour, toujours aussi tourmenté et balloté par des bandes occultes qui ont pris la Mongolie pour terrain de jeu.

Là j'en suis à la moitié, et je ne suis pas déçu par rapport au premier ouvrage, mais je ne suis pas surpris pour autant. Ce qui était surprenant, dans le premier, c'était cette incroyable ambiance mongole, où la tradition et la pensée magique n'empêche pas une logique d'enquête...ce mélange étonnant m'avait transporté dans le pays des yourtes et des steppes. Là, je m'y suis habitué, et donc la magie opère moins. Mais cela reste un bon polar à ambiance. A lire!



mercredi 4 mai 2016

Un des grands tabous japonais... l'évaporation


C'est si secret que quand Yukiko se lance sur les traces de son père Kaze, elle ignore qu'il s'agit d'un phénomène japonais  et que comme lui, les évaporés sont des milliers à se réfugier dans les marges de cette société parfois trop "parfaite"...  







Le livre de Thomas Reverdy est un petit bijou qui révèle un véritable amour pour ce Japon qui l'effraie. Et c'est Richard cet américain balourd qui va le mieux comprendre ces failles qui ne sont pas sismiques mais dont les dégâts sont parfois plus profonds.  Un très beau roman, plein de tendresse mais aussi de dureté  qui illustre bien les paradoxes d'un monde aussi parfait. De Tokyo à Fukushima ce roman initiatique ne vous laissera pas indifférent!


lundi 25 avril 2016

Semaine thématique II les actions






Que ce soit pour une petite structure...




Tout d'abord préparer des lieux  pour accueillir mes publics:

il faut pouvoir recevoir 30 à 50 personnes  assises
il faut qu'il y ait quelques dispositifs d'images et de son  (pour permettre conférences, projections ou certaines installations plastiques)

Ensuite il faut trouver des acteurs culturels pertinents qui restent dans mes moyens

-  Pour des conférenciers  il faut passer par les associations ou sociétés savantes,
-  Pour des écrivains, se servir de la librairie la plus proche  ou bien passer par l'Agence régionale du livre,
- pour les films il y a soit le cinéma local, soit le pole images le plus proche (généralement dans la ville où réside la DRAC)  

-  pour monter une exposition, je dois prendre contact avec un centre d'art proche spécialisé  ou bien avec un galerie...sinon il faut susciter une aide privée (mécéne).

Pour le matériel, soit la commune peut pourvoir ... sinon voir les régies de prêt du département ou de la région (prévoir 3 mois au moins d'avance)


Ou pour une moyenne...