mardi 29 mars 2016

Le grand voyage

Non, rien de mortel, je vous rassure...   
mais dans 5 jours je vais aller dans le pays de mes ancêtres...enfin d'une partie de mes ancêtres: le Japon

Je vais donc être un peu perso   mais je m'engage à vous en faire une relation critique, honnête  et, je l'espère avec un peu d'humour.

Selon mes escales et la technique je vais essayer de relater ce voyage comme Lapérouse sur Bougainville, avec précision et enthousiasme!

A bientôt donc chers lecteurs assidus!

PS   
Voici mon périple: Tokyo    Miyajima     Kyoto     Nara     Wakayama   et retour à Tokyo


dimanche 20 mars 2016

Onfray et le Nouvel Obs...le temps du débat

DEBATS  "Face à l'Islam"   Nouvel Observateur en date du 17 mars 2016


At least but not the last, l'Obs  a inclut  la parution de notre philosophe contesté à leurs débats hebdomadaires.

Le contrepoint est apporté par Fehti Benslama, psychanalyste de son métier. 

D'entrée de jeu notre psychanalyste range le philosophe dans la catégorie des "impenseurs", ceux qui selon lui déconstruisent, décrédibilisent, séparent et finalement ne sont que porteurs de désespoir. Et surtout il renvoie Michel Onfray à la thèse maudite d'Huntington "la guerre des civilisations"  qu'il lui colle sur le dos. Donc l'attaque est bien frontale. 

Onfray, renvoie son interlocuteur à sa pratique, et lui reproche son approche "pathologique" qui place le débat sur son terrain. Donc le philosophe n'avance pas ses thèses, il se défend pied à pied.

Un peu plus loin on s'oriente sur la place de l'histoire manipulable pour le psychanalyste, lourde de sens pour le philosophe. Le Laïc s'invite bien sûr dans ce débat, mais c'est pour marquer leur différence...pour le psychanalyste, cela ne rend le terrain que plus miné...pour le philosophe, ce n'est que de l'idéologie qui éloigne du réel!

Les deux hommes s'accordent pour défendre  Kamel Daoud, mais pas vraiment pour les mêmes raisons

mercredi 16 mars 2016

La beauté du VICE...

TOKYO VICE     est un étrange objet littéraire

Chez Marchialy   jeune éditeur à soutenir!

Ni vraiment polar, ni vraiment bio   c'est peut être le genre de situation où l'on pourrait prononcer cette phrase cliché : "la vérité dépasse la fiction".




Dans ce bouquin le héros Jack Edelstein  est un journaliste mais c'est avant tout un observateur de ce Japon caché, de ce monde parallèle à la fois terrible et attachant. 
Bien sûr il décrit le vice, mais il y a de la chair avec ses flics paumés, avec ces truands prisonniers d'un système impitoyable. On parcourt un Japon inconnu, où les nombreuses règles font de notre guide un vrai spéléologue qui en visite les abysses.

C'est nerveux, bien écrit; les personnages sont bien "dans leur jus", ils n'y sont pas caricaturés, ils apparaissent avec leurs qualités, leurs bassesses, leurs petites lâchetés...l'humanité quoi!

Un bon moment de lecture en tout cas.

samedi 12 mars 2016

Ils vont encore pousser des cris d'Onfray...


Comme une réponse immédiate, voici "le Point" qui semble répondre à "l'Express".





A cette distinction près que l'article de Saïd Marhane est beaucoup équilibré que celui de Christophe Barbier.
Saïd Marhane s'intéresse à ce qui a pu amener Michel Onfray à ses positions actuelles, depuis ses héros de jeunesse, en passant par ses modèles de jeune homme...pour en arriver à ses expériences, à ses espérances, à ses désillusions et de là à ses dénonciations. C'est plus honnête et plus intéressant que la charge univoque de "L'Express". 

On voit que les origines de Michel Onfray sont déterminantes, que son enfance pauvre mais digne, où il a reçu de l'amour et de l'intérêt mais où on devine que le sérieux et le combat contre le quotidien a été prégnant.

C'est ce manque total de détachement, ce sérieux fondamental qui distingue Michel Onfray de la légèreté élégante d'un Bernard Henri Levy  ou de la position sage et sereine du professeur André Comte Sponville. Et cela, beaucoup lui en font grief, sans vraiment le dire...il n'est pas du même monde, ou en tout cas, il en bafoue les codes...ce qui est impardonnable!

Voilà les raisons du bûcher que l'on comprend en filigrane de cet article. Merci donc à ce journaliste qui fait le minimum: son travail d'information!

dimanche 6 mars 2016

De quoi Michel ONFRAY est il la marque?

                 

                 Malgré toutes les insinuations, à mon sens calomnieuses, qui dénoncent une stratégie "marketing" de la part du philosophe, je pense  que l'attitude de Michel Onfray  est d'abord la marque d'une grande confusion de l'époque et d'une perte immense de repères et de valeurs. Au passage, je vous prie de m'excuser pour cette aporie!


J'ai déjà défendu le droit pour Michel Onfray d'exprimer librement ses idées, et de ne pas être taxé d'indigne pour avoir émis des idées en rupture avec la bien-pensance, mais de là à ce que notre "Rousseau" récidive et commence à verser dans la provocation...je me fatigue!

Y-a-t-il à ce point urgence à "attaquer" frontalement en permanence le rapport "Société occidentale, société islamique"?   Est ce que ses détracteurs n'auraient pas raison: cela verse à l'obsession?


Le magazine "L'Express"  qui lui, est bien dans une démarche marketing  titre sur "Faut-il brûler Michel Onfray?"     au sens symbolique s'entend... quand bien même me semble-t-il le philosophe en question paraît récurrent, pourquoi ne pas voir dans cette tendance obsessionnelle une honnêteté intellectuelle, qu'importe qu'elle soit déplaisante, il faut à nouveau l'entendre, et si, il y a lieu, la réfuter. Le bon débat c'est cela, et uniquement cela: tout autre attitude cher Christophe Barbier (rédacteur en chef de l'Express) ne serait pas "digne". Mais  ce mot a-t-il encore un sens en 2016?

Par ailleurs  le dit magazine est tout de même mal placé pour donner des leçons de mesure à ce sujet...je vous laisse juge de quelques "unes":






















Donc toujours pas de procès en sorcellerie...tout juste peut être demander à Michel Onfray de varier ses études et de braquer son intelligence sur d'autres aspects de nos vies.