mardi 30 août 2016

Les Artistes Turcs sont les plus courageux du monde II

Inci Eviner
Née en 1956 à Polath (Turquie), vit et travaille à Istanbul (Turquie)
Au milieu et en mouvement
Comment concilier imagination, urgences politiques avec ses propres contradictions ? Comment prendre position en tant qu’artiste et citoyenne ? Comment déjouer les représentations et clichés orientalistes dans l’art ? Voici les questions que Inci Eviner dit tenter de travailler au quotidien et qui peuvent résumer son parcours noué par une culture orientale et occidentale. Depuis sa formation à l’Académie des Beaux-Arts d’Istanbul en 1980 et son doctorat en 1992 à l’Université de Minar Sinan, Inci Eviner n’a pas cessé de parcourir le monde, dans le cadre d’expositions personnelles (Galeria Delta à Rotterdam, Galeri Nev à Istanbul et Ankara), d’expositions collectives (dont « Harem » à Whitechapel, Londres en 2009, « Translocalmotion » 7e biennale de Shanghai en 2008) et de résidences (Leube à Salzburg, ISPC à New-York). Nourrie par ses lectures sur la philosophie ou la psychanalyse, elle a ainsi pu observer avec acuité les mouvements de la mondialisation et les transformations du monde de l’art, depuis une trentaine d’années.


Pour l'Hôtel des Arts à Toulon Inci Eviner   met en scène un poème onirique qui dénonce une situation inquiétante en Turquie. Avant Ataturk  quand un mari ne s'entendait pas avec sa femme, celle ci pouvait disparaitre du jour au lendemain. Le mari n'était pas inquiété!
Or, selon l'artiste des femmes recommencent de nos jours à être porté disparues...



Afficher l'image d'origine

vendredi 19 août 2016

Les Artistes Turcs sont les plus courageux du monde...

Ce n'est pas une simple phrase d'accroche, enfin pas seulement  

pour avoir aidé au montage de cette exposition à Toulon, je sais désormais la dose de courage qu'il faut pour pratiquer un art engagé, signifiant et fort en Turquie!

1er    Volet    CANAN SENOL


Le discours artistique sur la chose politique peut paraître vain. Loin de son sujet. Compliqué en effet de s’emparer du thème de la guerre, des droits de l’homme, des libertés individuelles sans tomber dans l’écueil de l’angélisme. Mais lorsque l’artiste vit de l’intérieur, dans sa chair, la difficulté de vivre au quotidien, il faut l’entendre, propager son témoignage haut et fort et aussi loin que possible. 
C’est le but de l’exposition Les parfums de l’intranquillité qui se tient ces jours-ci à l’Hôtel des Arts de Toulon et qui s’attache à dresser une certaine réalité euro-méditerranéenne à travers les œuvres de 14 femmes artistes. Cette chambre d’échos, nous avons choisi de lui donner à notre tour une caisse de résonance en publiant le témoignage de l’artiste turque Canan qui compte parmi les femmes exposées de ce très dense parcours.
Au lendemain du putsch turc, nous avons cherché à joindre l’artiste. Quelques jours plus tard, voici les lignes qu’elle nous envoyait.

« La Turquie traverse une période difficile, particulièrement depuis quelques années. Mais je n’ai rien connu d’équivalent à cette nuit du 15 juillet. Pourtant, ce n’est pas le premier coup d’État dont je suis témoin. J’avais dix ans lorsque la junte s’est saisie du pouvoir en Turquie en 1980. Ma précédente vidéo The Tree of Vakvak (L’arbre de Vakvak) illustre la façon dont j’ai ressenti les putschs. 


jeudi 11 août 2016

un Murakami en plus japonais...

Notre Murakami...oui, celui de IQ84  et surtout de "Kafka à la plage"  (son meilleur bouquin, selon moi)  n'est pas le Murakami des japonais  récemment j'étais au Japon et j'ai pu constater que je leur parlais de Murakami, il ne pensait pas à celui là mais à l'auteur des "Bébés de la consigne automatique" Ryu  Murakami  où là plus rien n'est "gnangnan" mais plutôt pop, baroque, gothique.

Malgré la tendance très japonaise d'introduire beaucoup d'éléments fantastiques dans le récit, notre Murakami (Haruki)  ne résonne pas vraiment chez les japonais.

Hélas, chers lecteurs, leurs goûts sont plus gores et glauques...  

Tenez prenez un écrivain comme Kôji Suzuki   et son fameux cycle "le Ring"   voilà bien l'esprit japonais à l'oeuvre.  Effectivement, il y a du "fantastique" mais il y a aussi le côté noir du Japon et du japonais  qui ne doit pas être omis...


Publié en poche chez "Pocket"