jeudi 7 décembre 2017

Sapiens... ou les mystères du succès

Sapiens, une brève histoire de l'humanité





Ce n'est pas, entendons nous bien, que le livre de Yuval Noah Harari (entre nous on l'appellera YNH) soit mauvais, mais de là à expliquer cet incroyable succès mondial il y a plus d'un rame de papier.



Le livre est plutôt bien écrit, dans uns style simple et efficace.  
Mais l'important réside dans le fond, dans les idées que véhiculent ce bouquin.

Les 200 premières pages reposent sur la thèse que nous, sapiens, aurions été plus "heureux" en restant fourrageurs qu'en devenant agriculteur plus par mimétisme que par conviction. Dès ce choix opéré, nous avons échangé notre liberté contre une fallacieuse sécurité qui nous a enchaîné à nos mythologies naissantes. 

Plus loin dans son ouvrage il pose des questions qui ne sont pas sans fondement sur l'histoire, sur la religion, sur la science et la technologie  et sur le progrès. 

Aux mythologies qu'il dénonce il oppose comme un autre plan qui nous aliènerait de plus en plus. 
Il annonce son prochain bouquin vers une vision du sapiens démiurge qui redéfinit les lois de la vie et va jouer l'apprenti sorcier...

Je reste assez perplexe devant l'entreprise de YNH:  il y a de bons aspects à s'opposer à la culture hyper scientiste et technologique qui nous entoure: "le code est l'avenir"   il n'y croit sans doute pas.

Et en même temps, ces idées peuvent faire le lit d'envies réactionnaires, ultra conservatrices et décroissantes.

Faites votre opinion, mais en attendant que son bouquin sorte un jour en livre de poche!


mercredi 29 novembre 2017

Kan Takahama ou méfiez vous de l'eau qui dort!

                     A la fête du livre à Toulon, j'ai fait une rencontre plus déconcertante qu'étonnante à y bien réfléchir!

                     Une jeune japonaise, toute frêle et timide qui se nomme Kan Takahama, y est présente. Jusque là, rien de particulier.
Mon envie de baragouiner japonais (et encore "baragouiner" serait plutôt élogieux au regard de quelques mots maladroits) m'a attiré vers son emplacement de dédicace. Il y a là son interprète en grande discussion avec un journaliste...j'en profite, et je glisse quelques politesses, et je me présente à la japonaise...longuement. Quelques baragouinages plus tard, aidé de l'interprète je lui raconte l'histoire de ma famille et nos liens étroits avec l'empire du soleil levant.




                          Elle me raconte ses origines, sa ville, sa province. Pour ne pas paraître désintéressé par son livre ou pingre je décide de lui faire dédicacer les deux petits ouvrages qu'elle propose: des mangas. J'en fais dédicacer un pour mon fils qui est au Japon, et le second pour moi.

                          Les dessins de couverture paraissaient assez fins, les personnages historiques et les couleurs à l'aquarelle ou à la gouache étaient subtiles...je les achète et j'accepte avec gratitude ses dédicaces. je fais de discrètes mais élégantes courbettes avant de repartir vers d'autres découvertes.
Durant notre conversation, j'avais demandé à Melle Takahama, le sujet de ses livres. Elle m'avait dit que c'était des aventures liées à sa famille, que c'était en partie historique, mais aussi qu'il s'agissait d'histoires d'amour. Bon, je me suis dit qu'au pire j'avais acquis quelques bluettes et que je m'excuserai auprès de mon fils de l'éventuelle niaiserie de ces mangas en français. 
A la maison, le soir, j'ai ouvert mon paquet et j'ai commencé à lire les deux mangas. Ce ne serait pas des excuses de niaiserie que j'aurai à fournir à mon fils, mais plutôt je devrais expliquer pourquoi un père offre des lectures de "charme" à son fils: oui, Melle Takahama  écrit des livres franchement érotiques. Et donc me voilà dans un dilemme terrible: offrir ou non le manga dédicacé?

                 Décidément le Japon est un pays incroyablement exotique et érotique!







mardi 21 novembre 2017

Comment parler de l'identité nationale...risqué mais assez réussi

Déjà,  que les éditions de "La Découverte" publie une bédé est assez inattendu... 

... mais que cette bédé parle d'un sujet aussi clivant et peu consensuel que l'identité est franchement un saut périlleux dans l'inconnu culturel.




Etienne Davodeau   Sylvain Venayre  "La Balade Nationale"  
(photo Culturebox)


A la fois le support bédé et l'histoire de ces "morts célèbres vivants" permet de décaler un débat aussi passionné. 

Edmond Michelet, Jeanne d'arc, Molière, le général Dumas, Marie Curie et un personnage un peu maudit qui reste dans son cercueil partent en randonnée historique à travers la France pour tordre le coup aux fausses idées sur nos origines et remettre tout cela en perspective.  C'est vif, intelligent, bien écrit. Par moment c'est un peu bavard mais il faut bien dérouler cette difficile entreprise de "lucidité" nationale.

Une phrase du livre résume bien cette jolie expérience pour décrisper ce thème:

C'est Marie Curie qui résume bien le but de cette "randonnée"
"Il n'y a rien qui doive être craint dans le vie, il y a seulement quelque chose à comprendre"

Je regrette simplement d'avoir raté Davodeau à la Fête du livre de Toulon...

vendredi 10 novembre 2017

La revanche de Caroline

Ayons le triomphe modeste et réjouissons nous simplement que les hypocrites et les faux-nez apparaissent en plein jour...le reste a peu d'importance.





Merci Caroline pour ton courage et ta pugnacité contre tous ces revendeurs de haine et ces malhonnêtes du cortex.

Voici à quoi elle a été confrontée depuis plusieurs années:





Caroline Fourest est décidément indécrottable. On se souvient de sa chronique (aujourd’hui culte) dans laquelle elle affirmait, après avoir vu sur Internet une photo de trois militaires ukrainiens aux yeux bandés, que des militaires pro-russes leur avaient « arrachés au couteau les globes oculaires ». Cela lui avait valu un rappel à l’ordre du CSA qui lui demandait de « faire preuve de davantage de vigilance et de rigueur » dans son travail.

Quelques mois plus tard, elle n’hésitait pas à tronquer le témoignage de Sigolène Vinson, chroniqueuse judiciaire à Charlie Hebdo et rescapée de la tuerie du 7 janvier, en racontant qu’un des frères Kouachi lui avait fait réciter le coran, ce que s’était empressée de démentir l’intéressée. Ensuite, elle a carrément menti sur le plateau de Laurent Ruquier, affirmant avoir gagné un procès… qu’elle avait perdu, ce qui avait provoqué la colère de l’animateur qui avait juré de ne plus jamais inviter la menteuse. Malgré ce C.V. déjà bien chargée (et on en passe !), Caroline Fourest ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin et la voilà qui réitère aujourd’hui ses mensonges et ses approximations visant à salir ceux qui ne pensent pas comme elle.
Le 14 septembre, c’est au nouveau chef du parti travailliste anglais, Jeremy Corbyn, qu’elle s’en est prise au cours de sa chronique sur France Culture, l’accusant pêle-mêle d’avoir « ses bureaux » à la mosquée des Frères musulmans de Finsbury ; de donner des interviews à la télé iranienne et à Russia Today qu’il considèrerait comme « la chaîne la plus objective » du paysage audiovisuel ; de soutenir une association (CAGE) de soutien aux victimes de l’antiterrorisme ; de considérer les cadres du Hamas et du Hezbollah comme « ses amis » ; d’avoir manifesté en 2006 contre la publication des dessins sur Mahomet « en compagnie d’intégristes anglais et à côté de qui nos islamistes à nous ont l’air de soixante-huitards débridés », et enfin, cerise sur le gâteau, d’avoir des « fréquentations complotistes et antisémites », son dada. Bref, d’un homme non aligné sur les positions américaines et israéliennes, elle tente de faire un complice du djihad doublé d’un antisémite. C’était sans compter sur le site @rrêt sur images qui dans une enquête aussi précise que convaincante, reprend une à une les affirmations de Fourest pour en montrer les raccourcis et les mensonges.
Des bureaux à la mosquée de Finsbury ? Ils sont à un demi-mile de la mosquée et si Corbyn y a tenu des réunions, c’est parce que celle-ci fait partie de sa circonscription.
Russia Today, chaîne la plus objective ? En 2011, alors que les médias britanniques ne parlaient que du mariage royal, Corbyn conseillait dans un tweet de regarder la chaîne russe, « sans mariage royal, et plus objective sur la Libye que la plupart » des autres médias (c’est nous qui soulignons).
Sur le soutien à CAGE ? Le député a signé une lettre dans le Guardian pour se féliciter de la libération de Moazzam Beg, directeur de CAGE détenu sept mois par la justice anglaise pour délit de terrorisme avant d’être blanchi.
Ses « amis » du Hezbollah et du Hamas ? Corbyn a employé ce terme au cours d’une réunion publique au Moyen-Orient et l’a justifié par une nécessité de « langage diplomatique dans un contexte de dialogue ». Il a par ailleurs précisé à la télévision anglaise qu’il était en désaccord avec ces deux mouvements, ce dont le procureur Fourest ne souffle mot.
Manifestation contre les caricatures avec des intégristes anglais ? Ce n’était pas le sentiment du journaliste de la BBC qui décrivait au contraire des musulmans modérés voulant précisément se dissocier des extrémistes…
Fréquentations complotistes et antisémites enfin ? Corbyn a été l’ami il y a quinze ans d’un écrivain anglais, Paul Eisen, qui est devenu négationniste entre-temps et qui ne l’était pas à l’époque de cette amitié…
Bref, tout faux pour Fourest qui a décidément l’art de tronquer la vérité et de faire du « journalisme » dans l’unique but d’imposer ses idées et de salir celles qui ne sont pas les siennes, sans rien vérifier de ce qu’elle avance. Pour lire l’article d’@rrêt sur images, c’est ici (payant).

Crédit photo : Montage Ojim (DR)


Et croyez le si vous voulez  Edwy Plenel ne lâche pas, non seulement il n'admet pas ses erreurs, mais très courageusement il règle ses vieux comptes sur une pseudo tribune libre de MEDIAPART...lisez bien la fin de l'article c'est infâme et dégueulasse...  Triste pour une référence de l'info (snif!) 


             L'indigne Caroline Fourest

Caroline Fourest balance enfin son "porc"...enfin le "porc" de ses confidentes. La parole est vraiment libérée.



  • Ce lundi 30 octobre 2017, sur les ondes de RTL, Yves Calvi a cru devoir inviter sa consoeur Caroline Fourest afin d’éclairer au mieux ses auditeurs sur le personnage Tariq Ramadan, lequel est accusé de viol par deux femmes dont une certaine Henda Ayari.
    Qu’a t- on appris ?
     Hé bien, que Caroline Fourest savait  depuis 2009 !….. Elle l’a dit ce matin sur RTL, elle l’a écrit dans un papier à Marianne, elle l’a réécrit sur son blog, où d’ailleurs on peut lire : « Juste avant mon duel annoncé face à lui sur France 3, des victimes ont commencé à me contacter. Je les ai rencontrées. Elles m’ont montré des photos explicites et raconté des horreurs, impossible à révéler sans preuves et sans plaintes. »                                               
    Notre féministe a retrouvé sa langue.
     Des « victimes » ont donc contacté Caroline Fourest. Ne reste plus à la police que d’arrêter et de coffrer cet énième musulman. A quoi bon encore juger Tariq Ramadan….Caroline Fourest savait !
    Qu’attendaient ces « victimes » de Caroline Fourest ? Son courage ou son silence ? Fallait-il juste informer  la petite Caroline, et attendre sagement le « bon moment » ?
    La journaliste  a vu des « photos explicites », elle a entendu des « horreurs » et elle s’est quand même tenue à carreaux. Comment peut-on supporter dans le silence de tels soupçons « d’horreur » en s’affichant chaque matin avec l’étiquette féministe ?
     Si elle, en bonne féministe de son état, ex amoureuse de la  « courageuse »  Inna Shevchenko, femen emprisonnée, torturée puis libérée dans la forêt, n’a pu dire ce qu’elle savait , alors à quoi bon le féminisme-là ?
     Huit ans de silence, et ça ose crier maintenant sur tous les toits : je le savais depuis 2009…..Et Yves Calvi qui trouve qu’il y a de quoi inviter cette dame, un matin d’automne, pour parler d’une « personnalité » dont elle ne sait absolument rien. Son livre sur les frères musulmans n’est pas une confession intimiste de Tariq ramadan. Elle ne peut donc rien dire sur sa personnalité avec une légitimité qui forcerait le respect.
    Raisons d’un silence
     Caroline Fourest s’est gentiment cloué le bec pendant huit ans au sujet de ces viols. La bonne dame explique qu’il ne suffit pas de savoir pour dire. Et même, qu’elle a essayé d’alerter de toutes ses forces sur la dangerosité de Tariq Ramadan : voilà ce qu’on appelle jeter le bébé avec l’eau du bain.                                                                                                 
     Effectivement, personne ne peut dire que ces deux-là pouvaient se blairer. Tariq avait même aggravé son cas lorsqu’il avait copieusement  ridiculisé Caroline Fourest dans un débat sur le plateau de Taddéi.
     Inviter donc Caroline Fourest pour parler de Tariq Ramadan relève donc, ni plus ni moins, de l’obscène. Qu’Yves Calvi ait également cherché à inviter Tariq Ramadan relève, pour sa part, de l’hypocrisie. Au nom de quoi Monsieur Ramadan va-t-il venir s’expliquer des allégations de la féministe Fourest ? Si affaire il y a, elle concerne Tariq Ramadan, ses accusatrices, et les avocats des deux parties. Que vient faire Caroline Fourest dans cette histoire? Pourquoi l’exhumer du tombeau dans lequel l’avait jeté Ramadan ?
    Amalgame de Caroline Fourest
     Ce qu’on  a appris dans cette interview, se résume en quelques points farfelus :
    -Tariq Ramadan hait les femmes
    -Une haine qui correspond à sa vision de la société
    -Son comportement est en phase avec ses idées
    -Pour comprendre son comportement, il faut connaître ses idées 
    En gros, ce que la petite Caroline peine à dire convenablement, c’est que sa violence envers les femmes trouve ses origines dans l’Islam.
    Tariq Ramadan peut être coupable ou non, et, on n’a pas besoin d’aller chercher quelques raisons dans sa prétendue vision de la société. Car DSK, Weinstein, et consort ne sont guère musulmans, ils ne partagent pas la même vision de la société que T.Ramadan, et pourtant, DSK, Weinstein sont de redoutables prédateurs sexuels. La violence faite aux femmes n’est pas fonction de la religion. A moins que, la Caroline nous apprenne également que les viols de monsieur Tariq sont plus graves que les viols d’un autre individu. Rappelons au passage à cette Fourest, que le seigneur Cantat a tué sa femme sans réciter la moindre sourate. Pourquoi ne cherche t-on pas dans son acte une quelconque vision de la société ? 
    Caroline Fourest aurait du  rester dans son silence. Elle l’a su avant tout le monde…elle a fermé sa bouche. Maintenant, que tout le monde semble savoir, qu’elle ne se la ramène pas avec ses grandes théories, ses grandes explications, ses grandes évidences… Qu’elle persiste dans son mutisme. Ce n’est pas aujourd’hui que les preuves tomberont ! L’objectif est, du reste atteint :  pur revenge porc. Et ma théorie, dans tout ça, est que Caroline Fourest fantasme sur Tariq Ramadan dans un plan à 3.

     Elégant, non?





    Donc OUF!   l'opération #balancetonsalopard   a bien commencé.

    jeudi 26 octobre 2017

    ...Vous avez dit disruptif?









    Ce livre ne ressemble à nul autre. 

    Un style concis et bien sage, de jolies petites phrases simples et efficaces...non, la révolution n'est pas là!
    Un titre banal, discret, ce roman s'appelle "La tanche"

    Son auteur est hollandaise, à l'allure tranquille, à la mine apaisante. Et pourtant!

    Si "La tanche" est si perturbant, c'est pour son histoire, pour son héros. Il est jeune, il est solitaire, il a une maman trop attentionnée: jusque là, c'est le portrait de milliers de jeunes dans notre société, sauf que celui ci est soupçonné de pédophilie, en cours d'enquête, et sous traitement chimique. 

    Comme la procédure s'est un peu enlisée, il est relâché, retourne chez sa mère. 
    Le roman nous fait partager son quotidien. Nous vivons avec lui l'intimité d'un pseudo pédophile. Tout est délicat: une peinture par petites touches. Une aquarelle. 

    Derrière son apparente vie paisible, on ressent toute la violence rentrée, notamment envers sa mère et l'auteur nous fait découvrir de l'intérieur des sentiments froids et dérangeants. Surprenant!


    J'avoue avoir résisté assez longtemps avant de me laisser prendre au jeu par Inge Schilperood et le récit de "La tanche".


    dimanche 15 octobre 2017

    Airy Routier, champion des bas instincts?

                       
    Airy ROUTIER



    L'homme est journaliste, il a été rédacteur en chef de l'Obs...depuis ses participations sont plus droitières mais qu'importe. Il m'avait déjà navré il y a quelques années avec un article paru dans le Nouvel Obs qui était une défense en règle des grosses cylindrées et notamment des 4x4, attaqué par le Boboland et le politiquement correct. Cela peut être une opinion, à la limite un combat, encore eût il fallu que les arguments soient convaincants; or, non, c'était une synthèse de "beaufitude" attristante.

    Bon, vu l'impact, j'avais ignoré l'article, le monsieur et ses thèses.  Mais là, comment rester coi devant  ce bouquin malodorant comme ses bagnoles et ses thèses bancales. 
    "Notre Drame de Paris" est un réquisitoire plus affligeant pour son ou ses auteurs (Mme Lebrun) que pour Anne Hidalgo. L'homme qui se targue de rouler sans permis donne des leçons de morale et de citoyenneté: je rêve!

    Cher monsieur Routier (quel beau patronyme) restez en à un véritable travail de journaliste, qu'en toute franchise, j'avais plutôt apprécié sur l'homme le plus riche de France, mais de grâce, ne jouez pas au pamphlétaire car ce n'est pas bon, les arguments sont creux, passéistes, à courte vue et ne font que défendre une caste arrogante et si peu civique. 

    Je tiens à préciser que je ne suis pas écolo, ni militant, juste un type qui ne supporte pas la mauvaise foi et les attaques infondées.

    Votre serviteur: Gerry Bouillaut
    Résultat de recherche d'images pour "la ville sans voiture"

    jeudi 5 octobre 2017

    MOEBIUS sur rampe de lancement!


    Pourquoi se refuser un peu de promo...surtout quand l'objet de cette promo est valable?


    Oui vous savez cela s'appelle un teaser  (un excitant) pour donner envie. Là, point besoin de forcer même si La B.D continue pour certains à ne pas être un objet culturel fort, je pense que Moebius peut les convaincre du côté "artistique" de cette pratique qui est loin d'être restée "mômesque".


    Venez donc découvrir l'univers étrange et décalé de celui que Jodorowsky avait choisi pour illustrer "Dune"  et G Lucas a copieusement pillé pour "Stars War"...






    A partir du 21 janvier 2017 à l'Hôtel des Arts de Toulon.

    "L'incal"  série en collaboration avec Jodrowsky (cela ne vous rappelle t il pas un certain "5ème élément"?)



    vendredi 22 septembre 2017

    Au fait, qu'est ce que c'est un projet culturel? 1er épisode





    (petit hommage à Georges Perec peint par Enki Bilal)













    Vouloir mettre en place un projet culturel relève du défi, de la gageure, car ces deux termes là ont fort peu en commun à la base, et ils sont même à la frontière de l'oxymore.
    Le projet c'est la certitude, la projection vers un avenir iconoclaste, c'est une démarche méthodologique qui ressort davantage du management et du marketing produit plutôt que du monde des idées.
    Etre un acteur culturel,  c'est accepter l'univers du flou et du relatif, c'est s'avancer dans un monde plus émotionnel que rationnel. Alors, comment allons nous associer ces notions contraires?



    A La carte et le territoire

    Les liens entre Art et Management ou domaine culturel et entreprise sont souvent au mieux passionnés et caricaturaux et au pire méprisants et plein d’antagonismes.


    I/ Une notion paradoxale, le projet culturel


    Le terme paraît aujourd'hui naturel à dire, et pourtant, combien de combats il a fallu pour cela...
    Le projet est une notion utilitaire, terre à terre, un architecte a un projet, un entrepreneur a des projets. Mais dans les temps rapprochés le projet prend des airs économiques, capitalistes...pour dire un gros mot absolu, c'est du management.
    Vous sentez bien que cette notion de projet a des relents de crise, et donc d'optimisation, de rationalité, d'efficacité voire d'efficience. Si nous nous situions dans un registre émotionnel, nous eussions pu dire qu'il eu s'agit d'une notion impure. 
    Sans y prendre garde, chers jeunes amis, nous venons juste de pénétrer dans le monde obscur de la gestion (vade retro satanas). A y bien réfléchir, un projet ressemble à un regroupement de personnes autour d'un même objectif, d'un même but. Cela ne vous rappelle t il rien ? 
    C'est bien une sorte de messe, un processus par lequel on exprime sa foi. Et qui dit messe, dit clergé : le projet a son propre clergé. 
    L'AFITEP est en charge des normes, c'est à dire du dogme à suivre pour mener un bon projet.
    C'est lui qui a fourni la définition officielle :
    « Un processus unique, qui consiste en un ensemble d'activités coordonnées et maîtrisées comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d'atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques. »
    L'AFIGESE, quant à elle a toute obédience sur l'évaluation. Ce mot d'évaluation qui va également vous accompagner pour partie dans mon cours. Pour satisfaire, momentanément, votre légitime curiosité, je dirai simplement par métaphore mécanique que l'évaluation est au bilan ce que le moteur est au pneumatique...l'un est plus dynamique que l'autre !
    Pour vous faire comprendre la nouveauté « brutale » de tout cela, il faudra situer la naissance de « l'ingéniérie culturelle » vers 1985.
    Toute la culture est sortie de sa routine ancestrale : les musées se sont mis aux expositions temporaires, les bibliothèques et les archives exposent, accueillent des conférences, des projections, des résidences d'auteurs ou d'artistes. Les projets se sont multipliés. 


    II/   De quoi, parle t on?
    Les projets culturels sont :
    - un événement / spectacle → temporalité très courte (ex : spectacle de théâtre, atelier, visite,etc.) qq heures à une journée
    - un festival, une foire → temporalité un peu plus longue (ex : fête du livre, JEP, festival de Jazz, etc.) plusieurs jours
    - une exposition → temporalité moyenne 1 à plusieurs mois
    - une production de prototype ou de multiples
    création d'oeuvres, film, jeu vidéo, DVD, etc.
    Les lignes ont commencé à bouger avec la mondialisation et différentes crises qui pourraient y être attachées.
    La société est en pleine évolution globale, et ce mouvement entraîne une perte de repères et de valeurs…dans ces moments de doute et d’incertitude les artistes et les créateurs retrouvent une place prépondérante de guide, de chercheurs de sens, qui donne une vraie signification à l’appellation d’avant-garde, qui était synonyme d’abscons en temps calme et reprend son sens militaire de pionnier et de défricheur en temps de crise !
    De son côté le domaine culturel a senti que la société avait attiré la culture vers le côté marchand, concurrentiel et que l’art était en train de passer de l’élite à la masse. Les gens de culture ont beau se pincer le nez, ils ont de plus en plus besoin des techniques d’entreprise et donc du management pour évoluer dans ce nouvel environnement.
    Reportez vous à ce que décrit dans son dernier ouvrage Michel Houellebecq à propos des artistes Jeff Koons et Damien Hearst.
    Mais on pourrait partir de Salvador Dali ou de Picasso, et enfin regarder la production d’Andy Warhol et de son art dupliqué ou plutôt répété. Mais aussi de Jean Michel Jarre ou de croisements entre les genres comme Pavarotti qui chantait avec Zucherro ou le violoniste Nygel Kennedy qui invite Mick Jagger sur scène. L’époque est trans-genre, hybride, propice aux mélanges et aux musiques du monde. On parle d’entreprises culturelles pour la musique, le cinéma, le spectacle et en revanche l’Art est partout dans la mode, le design, les emballages, le mobilier…Yves Michaud parle d’Art à l’état gazeux !



    B L'intérêt d'un projet culturel



    I/ votre propre positionnement 
    Avoir une nouvelle relation avec vos responsables...porter un projet c'est faire preuve d'initiative et se placer dans une dynamique professionnelle.
    Dans sa propre relation à la vie professionnelle, c'est également un positionnement volontaire qui éloigne les aléas et les incertitudes de l'emploi.
    C'est aussi et surtout une nouvelle relation à soi même, car il y a un lien étroit entre vie professionnelle et vie tout court , et la conduite influe sur les deux!.


    II/ Votre structure
    → Cette démarche est dans l'intérêt de votre entreprise, association, ou collectivité
    elle va permettre de faire des choix cohérents et plus adaptés au contexte
    → choisir le bon champ culturel ou artistique par rapport au public ciblé,
    → trouver les meilleurs partenaires et les convaincre d'y participer
    → développer une médiation conforme aux objectifs définis et pour cela connaître avec finesse les publics concernés.


    III/ Anatomie d'un projet culturel


    Un projet culturel est composé de 3 éléments principaux
    L'objet culturel
    le public
    les acteurs du projet
    Notion primale et centrale : l'objet culturel
    Réflexion : cette notion est trop vaste (avec toutes les approches qui sont possibles: philosophique, sociologique, esthétique, éducative, ethnologique, etc. etc.)
    Aujourd'hui cette question est de plus en plus ardue, il est de plus en plus difficile d'y répondre.
    → Diapo Chef d'œuvre
    A notre époque le flottement de la notion d'art vient se conjuguer avec un autre flottement bien aussi grand, si ce n'est davantage; celui qui tourne autour de la notion de culture et de ses différentes acceptions.
    Selon l'acception de ces deux mots d'art et de culture, les populations sont situées différemment dans les pratiques et les projets conçus et réalisés par les professionnels.
    Le mot « culture » est un de ces mots très lourds ...comme liberté, démocratie, justice, bonheur.
    Il est important d'aborder un projet culturel en connaissant les positionnements des principaux acteurs et partenaires, mais aussi son propre positionnement par rapport à cette complexité ambiante.
    Donc vous l'avez compris le but de ces interventions sera de répondre avec complexité à des questions simples:
    Pourquoi monter un projet culturel?
    Ce projet culturel est il faisable?
    Est ce que l'avancement du projet suit les objectifs fixés?
    Est que le projet doit être poursuivi, et sous quelle forme?


    Petits Bonus

    1) Glossaire de survie en milieu culturel
    quelques mots valises à définir comme Art, Esthétique et puis très rapidement
    (viennent d'autres mots comme Public, Partenaire, Prestataire, Contrat, Conservation, Action culturelle, Médiation)
    puis nous aborderons des thèmes plus techniques et précis et trouverons les notions de commande, d'objectifs, d'indicateurs, de critères, de partenariat de mécénat, contexte, diagnostic, fiche, planning, tableau de bord
    2) lectures minimum 
    Quelques lectures utiles, voire indispensables...pour se poser des questions salutaires
    2 romans pour aborder de façon intime les limites du domaine artistique
    « Clara et la pénombre » de José Carlos Somoza, « le portrait de Dorian Gray » d'Oscar Wilde
    2 essais pour mieux comprendre les différents enjeux
    « L'art à l'état gazeux » de Yves Michaud, « L'art et la culture » Université de tous les savoirs volume 20 notamment « phénomènes de mode » et le « sens de l'art »
    « Beaux arts magazine » de février 2010 dossier « qu'est ce qu'un chef d'oeuvre? »
    quelques films également peuvent contribuer à illustrer cette thématique de la complexité de l'art :
    « la jeune fille à la perle » de Peter Webber qui parle de création, de quotidienneté et de lumière, « le ventre de l'architecte » de Peter Greenaway, « The bird » de Clint Eastwood

    dimanche 17 septembre 2017

    Ca y est, je me lance...



    AVIS A LA POPULATION...


    La retraite approche, mais pour moi cela ne sera pas synonyme de farniente, de méditation en pleine conscience ou de Taï chi ...  je laisse la place aux autres. Non, chers amis, j'ai besoin de contacts et aussi de transmettre tout ce que j'ai appris non seulement en théorie mais aussi et par l'expérience.




    Ma petite entreprise (FUTURSHOCKFORMATION) va proposer soit du conseil, soit carrément de mettre en place avec vous des actions, des événements liés au domaine du livre et de l'art contemporain.

    Je vous soumets ce fonds de logo, non pour dire que j'ai la "grosse tête" et des prétentions internationales, mais parce que j'adore cette oeuvre de Mario Schifano qui illustre cet art contemporain qui est lié aux tensions de la planète.



    En clair:

    - Je vais pouvoir vous aider à mettre en place une stratégie de médiation sur votre lieu culturel (médiathèque, centre culturel, centre d'art, musée, etc.) mais aussi et ça c'est passionnant, à la démarrer.
    - Je peux également assurer des formations liées à la médiation, à l'art et aux nouvelles technologies. Par exemple entre autres propositions
    ("N'ayez pas peur de l'art contemporain", "les bons coins culturels d'internet", "construisez votre site destiné aux publics").
    - Je peux vous aider à monter des expositions et vous permettre de continuer ce travail par vos propres moyens (trouver des oeuvres et des artistes, imaginer une scénographie, communiquer sur votre événement).


    Plus d'infos:  https://sites.google.com/site/futureshockformation


    Pour  me contacter directement: gbouillaut@gmail.com


    samedi 9 septembre 2017

    La Réhabilitation de Marcel SCHWOB


    "...et notre famille a aussi compté parmi ses rangs un littérateur..."


    Définition de littérateur    Nom commun

    • Celui qui est versé dans la littérature, qui en fait profession

    J'assistai, il y a peu à un grand mariage une de mes proches prenait pour époux le rejeton d'une lignée composite mais intéressante, comme la plupart des familles. Mais cette petite phrase a résonné à mes oreilles...et finalement ce n'est que par la suite que j'ai fait le lien avec cet auteur que j'ai découvert il y a deux ans par un article...Le méconnu Marcel SCHWOB





    A lire donc pour le style et les descriptions


    mercredi 30 août 2017

    Le commissaire aux morts étranges...

    Même époque, mais le héros Volnay n'est pas Nicolas Le Floch,   et pour cette intrigue, Venise est plus intense que Paris!





    Le bouquin d'Olivier Barde Cabuçon va plus loin que la simple enquête ou mise en ambiance, il nous plonge dans les arcanes, les problèmes...l'âme d'un vénitien. On y découvre l'arrogance, mais aussi la subtilité, et que l'usage d'un masque n'est pas que de carnaval.

    Voici un aperçu :



    lundi 14 août 2017

    Petites vidéos entre ami(e)s nouveau service

      Voici une première     je vais enregistrer  mes avis en vidéo ... mon fils Jérome m'ayant fait comprendre la quasi ringardise de ma démarche purement scripturale....



    Aujourd'hui donc  une lecture  passionnante  "La prophétie de l'abeille" de Keigo Higashino   




    Bon thriller  et excellent bouquin sur le nucléaire au Japon...



    jeudi 20 juillet 2017

    Mais oui, j'existe toujours...

    Où étais-je?




    Si vous avez trouvé vous êtes fortiche...


    Disons que là  vous avez vu un aspect moins connu de cette ville: son port avec son incroyable pont transbordeur!



    Comme je suis bon garçon, je vais vous aider:




    Oui...ça y est vous y êtes



    C'est un endroit très koons  

    Voilà c'était ma carte postale de l'été     Portez vous bien!

    samedi 3 juin 2017

    Quelle tristesse! (ou "j'en ai marre de sauver Michel Onfray malgré lui")

    Ce mec est terriblement pénible.

    Il a ses bons côtés, sinon pourquoi m'être intéressé à lui et l'avoir défendu contre les germano-pratins de sa pseudo dérive populiste de droite?

    Mais là, son truc du système qui a abouti à l'élection de Macron, c'est vraiment le coup de trop.
    Cher Michel (je ne vous connais pas physiquement mais un peu par la pensée, je l'espère...), qu'êtes vous venu faire dans cette galère?

    Vous devenez ce que les "élites" parisiennes vous reprochaient:  un "graphomaniaque".
    Le tort du dit "graphomaniaque" est de tout transcrire sur l'émotion du moment sans opérer le recul et la réflexion que tout observateur expérimenté (encore plus pour un philosophe) devrait s'appliquer!

    Parfois, je me suis loué de ce manque de précaution qui vous faisais "homme" dans une meute de calculateurs carriéristes. Mais là, non!    Cette fraîcheur devient mauvaise manie, manque de méthode, voire pire: obsession.

    Précédemment, vous avez joué, non sans qualité, le petit autodidacte méritant venant du fond prolétaire des campagnes contre les élites qui, pour quelques prébendes ou glorioles avaient trahi la cause du peuple qu'elles devaient défendre.

    Déja son ouvrage précédent  (ci dessous)  m'avait gêné par la faiblesse du contenu et des arguments. Quelques notions mal digérées ou bien des raisonnements sans grande portée réduisant l'idéal révolutionnaire à la lutte entre jacobins et girondins (ce qui est un peu court)...  Faire des girondins les exemples du partage, de l'équité et de la vraie démocratie me posait déjà problème...




    Mais voilà que dans le dernier ouvrage apparaît ONFRAY , le souverainiste, qui oublie son girondisme récent pour pourfendre le complot libéral ourdi pour imposer Macron, encore plus favorable que Fillon aux projets du Grand Capital...Au secours, Michel, c'est du grand "n'importe quoi"!

    Donc ne lisez pas cet opus, ou alors lisez l'interview dans le dernier Obs, c'est édifiant, désolant...snif, je pleure la disparition d'un vrai penseur populaire, raisonnable et résonnant.  Mais bon, je m'en remettrai...bises!


    mardi 23 mai 2017

    Enfin un bon page-tuner...oui enfin un bouquin qui se lit bien...




    Attention   un livre bien écrit   avec une bonne histoire et des personnages qui tiennent la route cela pourrait vous faire du mal...tellement cela devient rare!

    Je blague, mais à peine,  cette histoire tient plus du thriller que du simple livre d'espionnage: c'est bien mené, l'auteur ne nous prend pas pour des débiles, et sans trop de métaphysique cela peut faire réfléchir...donc pourquoi ne pas se laisser aller à la ...lecture?


    Bien à vous...

    samedi 13 mai 2017

    New York: une cité ambigüe

    Oui, cette ville est bien tout ce que l'on en dit...mais autre chose encore!





    Bien sur tout est grand, démesuré etc. mais bien qu'on le voit, qu'on le sente dans les films ou dans les bouquins, il y a une étrange atmosphère qui empêche cette cité de sombrer dans l'inhumanité...c'est son côté vieillot, un aspect "vintage" étonnant pour ce pays emblématique de la "modernité". Dès le début, je me suis demandé d'où venait cette impression bizarre de décalage...et puis, en y réfléchissant, on se rend compte que si à New York comme dans le reste des U.S.A  il y a une foi inébranlable dans le progrès technique, dans le rapport aux objets du quotidien, que ce soit les maisons, les rues, le métro, les couloirs de l'Empire State ou les escalators du grand magasin Macy's, il existe dans ce pays un incroyable conservatisme des objets, un "puritanisme" du renouvellement!
    Si quelque chose peut encore fonctionner: on le conserve!


    Le résultat est étonnant  car entre les gratte-ciels, existent des espaces glauques qui ne choquent aucun américain  (ici en plein quartier chic de Soho). C'est cette attitude paradoxale pour nous qui explique beaucoup de choses sur cet étrange pays où les priorités ne sont pas les nôtres.


    Une autre étrange constatation, ici les mythes parcourent la ville et ils aident les gens à vivre, à travailler  à continuer à espérer. Cette terre est mythique!
    Le gratte-ciel est le reflet le plus pur de ce rêve éveillé des new-yorkais: tant que le haut est dans le ciel, peu importe le bas, ou plutôt ceux du bas rêve de grimper les marches.


    Si Ironflat vue de Broadway est une proue de navire, ce n'est pas un hasard: c'est le rappel de cette immigration fondatrice, du commerce qui fait vivre cette cité et de cette foi vers l'avenir, tracer une route, aller vers le progrès: Le projet "capitaliste" d'alors était de rassembler humanisme et business. Aujourd'hui, nous savons que le business l'a emporté sur l'humanisme!

    A suivre...