lundi 14 août 2017

Petites vidéos entre ami(e)s nouveau service

  Voici une première     je vais enregistrer  mes avis en vidéo ... mon fils Jérome m'ayant fait comprendre la quasi ringardise de ma démarche purement scripturale....



Aujourd'hui donc  une lecture  passionnante  "La prophétie de l'abeille" de Keigo Higashino   




Bon thriller  et excellent bouquin sur le nucléaire au Japon...



jeudi 20 juillet 2017

Mais oui, j'existe toujours...

Où étais-je?


video


Si vous avez trouvé vous êtes fortiche...


Disons que là  vous avez vu un aspect moins connu de cette ville: son port avec son incroyable pont transbordeur!



Comme je suis bon garçon, je vais vous aider:




Oui...ça y est vous y êtes



C'est un endroit très koons  

Voilà c'était ma carte postale de l'été     Portez vous bien!

samedi 3 juin 2017

Quelle tristesse! (ou "j'en ai marre de sauver Michel Onfray malgré lui")

Ce mec est terriblement pénible.

Il a ses bons côtés, sinon pourquoi m'être intéressé à lui et l'avoir défendu contre les germano-pratins de sa pseudo dérive populiste de droite?

Mais là, son truc du système qui a abouti à l'élection de Macron, c'est vraiment le coup de trop.
Cher Michel (je ne vous connais pas physiquement mais un peu par la pensée, je l'espère...), qu'êtes vous venu faire dans cette galère?

Vous devenez ce que les "élites" parisiennes vous reprochaient:  un "graphomaniaque".
Le tort du dit "graphomaniaque" est de tout transcrire sur l'émotion du moment sans opérer le recul et la réflexion que tout observateur expérimenté (encore plus pour un philosophe) devrait s'appliquer!

Parfois, je me suis loué de ce manque de précaution qui vous faisais "homme" dans une meute de calculateurs carriéristes. Mais là, non!    Cette fraîcheur devient mauvaise manie, manque de méthode, voire pire: obsession.

Précédemment, vous avez joué, non sans qualité, le petit autodidacte méritant venant du fond prolétaire des campagnes contre les élites qui, pour quelques prébendes ou glorioles avaient trahi la cause du peuple qu'elles devaient défendre.

Déja son ouvrage précédent  (ci dessous)  m'avait gêné par la faiblesse du contenu et des arguments. Quelques notions mal digérées ou bien des raisonnements sans grande portée réduisant l'idéal révolutionnaire à la lutte entre jacobins et girondins (ce qui est un peu court)...  Faire des girondins les exemples du partage, de l'équité et de la vraie démocratie me posait déjà problème...




Mais voilà que dans le dernier ouvrage apparaît ONFRAY , le souverainiste, qui oublie son girondisme récent pour pourfendre le complot libéral ourdi pour imposer Macron, encore plus favorable que Fillon aux projets du Grand Capital...Au secours, Michel, c'est du grand "n'importe quoi"!

Donc ne lisez pas cet opus, ou alors lisez l'interview dans le dernier Obs, c'est édifiant, désolant...snif, je pleure la disparition d'un vrai penseur populaire, raisonnable et résonnant.  Mais bon, je m'en remettrai...bises!


mardi 23 mai 2017

Enfin un bon page-tuner...oui enfin un bouquin qui se lit bien...




Attention   un livre bien écrit   avec une bonne histoire et des personnages qui tiennent la route cela pourrait vous faire du mal...tellement cela devient rare!

Je blague, mais à peine,  cette histoire tient plus du thriller que du simple livre d'espionnage: c'est bien mené, l'auteur ne nous prend pas pour des débiles, et sans trop de métaphysique cela peut faire réfléchir...donc pourquoi ne pas se laisser aller à la ...lecture?


Bien à vous...

samedi 13 mai 2017

New York: une cité ambigüe

Oui, cette ville est bien tout ce que l'on en dit...mais autre chose encore!





Bien sur tout est grand, démesuré etc. mais bien qu'on le voit, qu'on le sente dans les films ou dans les bouquins, il y a une étrange atmosphère qui empêche cette cité de sombrer dans l'inhumanité...c'est son côté vieillot, un aspect "vintage" étonnant pour ce pays emblématique de la "modernité". Dès le début, je me suis demandé d'où venait cette impression bizarre de décalage...et puis, en y réfléchissant, on se rend compte que si à New York comme dans le reste des U.S.A  il y a une foi inébranlable dans le progrès technique, dans le rapport aux objets du quotidien, que ce soit les maisons, les rues, le métro, les couloirs de l'Empire State ou les escalators du grand magasin Macy's, il existe dans ce pays un incroyable conservatisme des objets, un "puritanisme" du renouvellement!
Si quelque chose peut encore fonctionner: on le conserve!


Le résultat est étonnant  car entre les gratte-ciels, existent des espaces glauques qui ne choquent aucun américain  (ici en plein quartier chic de Soho). C'est cette attitude paradoxale pour nous qui explique beaucoup de choses sur cet étrange pays où les priorités ne sont pas les nôtres.


Une autre étrange constatation, ici les mythes parcourent la ville et ils aident les gens à vivre, à travailler  à continuer à espérer. Cette terre est mythique!
Le gratte-ciel est le reflet le plus pur de ce rêve éveillé des new-yorkais: tant que le haut est dans le ciel, peu importe le bas, ou plutôt ceux du bas rêve de grimper les marches.


Si Ironflat vue de Broadway est une proue de navire, ce n'est pas un hasard: c'est le rappel de cette immigration fondatrice, du commerce qui fait vivre cette cité et de cette foi vers l'avenir, tracer une route, aller vers le progrès: Le projet "capitaliste" d'alors était de rassembler humanisme et business. Aujourd'hui, nous savons que le business l'a emporté sur l'humanisme!

A suivre...



lundi 24 avril 2017

J'ai rêvé New York!

Ca y est j'y vais...

New York c'est un mythe, un monde, une légende  ouaaaaaaaa 
Bon, Gerry tu te calmes .   Tu vas vivre ça à fond.
Tout d'abord un voyage court. Pourquoi?  Pour que ce soit concentré, intense. 

New York  c'est les bouquins, le cinéma... donc on va commencer ça comme une histoire!


Le sculpteur marseillais Richard Baquié disait "Tout projet commence par une histoire"
Pour ma part  je vais adapter en disant "Tout voyage commence par une valise"


Certes celle ci est très ..."bleu"    ...mais bon, elle est joyeuse et je la reconnais vite sur les tapis d'aéroports!

Je vous promets des balades dans mes histoires et romans préférés.

lundi 10 avril 2017

L'épatante Maud TABACHNIK

Elle fait très peu parler d'elle, mais tous ses bouquins sont excellents:

de bonnes histoires, bien écrites   avec l'Amérique profonde comme décor Mme Tabachnik est toujours un régal à lire. Avec elle pas d'esbroufe, juste des héros bien campés, de bons seconds rôles comme dans les bons vieux films de genre!


Un style simple mais précis,  les personnages sont bien détaillés et la situation des actions est bien définie...donc tout va bien pour une lecture passionnante.






Vous pouvez commencer à la lire avec des histoires fortes et marquantes comme:
                  


mardi 28 mars 2017

La mode rend sourd et aveugle (les aventures de Sophie Fontanel de l'Obs)

Bon tout pour vous présenter Sophie Fontanel et ne pas être trop partial, voici sa bio "wikipedia"




Sophie Fontanel est une journaliste et écrivaine française née à Paris le 1.

Sommaire


Biographie

Elle est élève au lycée Molière (Paris)2. Dans son roman la Vocation, elle retrace sa vie et évoque son destin de journaliste mode à ceux de sa grand-mère maternelle, Méliné Drezian (dentellière née en Arménie, exilée en Turquie, puis en France) et de sa mère, Knar, couturière émérite auto-rebaptisée Jacqueline pour « faire française »3.
Journaliste pour la presse écrite, elle collabore à plusieurs quotidiens nationaux avant d'occuper le poste de rédactrice en chef adjointe de Cosmopolitan. Elle travaille ensuite comme grand reporter pour le magazine Elle après avoir été animatrice pendant trois ans à Canal+4. Brièvement directrice de la mode de ELLE, elle quitte ce journal le 1er avril 2015 et travaille à l'Obs5. Elle publie son premier roman en 1995. Sur Instagram, Sophie Fontanel est devenue une « influenceuse ». Elle explore le lien qui l’unit à ses 90000 abonnés6.

Publications


  • Sacré Paul, NiL éditions, 1995 (Prix du premier roman)
  • Le plus jeune métier du monde, NiL éditions, 1999
  • Fonelle et ses amis, NiL éditions, 2002
  • L'Amour dans la vie des gens, Stock, 2003
  • Le Savoir-vivre efficace et moderne, NiL éditions, 2003
  • Fonelle est amoureuse, NiL éditions, 2004
  • Sublime Amour, Robert Laffont, 2005
  • Nouba chez les psys, J'ai lu, 2009
  • Otages chez les foireux, J'ai lu, 2009
  • À Moscou jusqu'au cou, J'ai lu, 2009
  • Grandir, Robert Laffont, 2010 (Prix « Le Prince-Maurice » du roman d'amour 2011)
  • L'Envie, Robert Laffont, 2011
  • La Vocation, Robert Laffont, 2016


Donc vous voyez...tout ce que il y a plus parisienne branchée (et dans plusieurs réseaux) 
Jusque là  cette dame m'intéressait peu...si ce n'est il y a deux semaines l'Obs n° 2732  du 16 mars où là  je vois sa rubrique reliée à une série de photos sur les défilés de la "Paris fashion week". Sur plus d'une grande pages je ne vois que des modèles franchement, nettement anorexiques.  Ca me retient...mais bon, pas encore de véritable indignation qui oblige à en parler fort!
Puis vient la rubrique du n°2733 et là pour le coup, les propos de Sophie Fontanel sont involontairement scandaleux.  Car le pire est, j'imagine, qu'elle ne se rend même pas compte de son aveuglement coupable.  C'est le sarcasme qu'elle oppose à ces esprits étroits et bornés qui s'en prennent à la pub Saint Laurent: mais quels sont ces gens qui n'ont aucun humour?  

Donc chère madame Fontanel, faites juste 2 pas en arrière, regardez vos écrits, ajoutez y vos photos...et si aucun scrupule, remords ou regret  ne vient à vous parcourir, il ne reste pas grand chose à faire...continuez: soyez si parisienne, hors sol...   Bien à vous

dimanche 19 mars 2017

Génération Prosecco contre Babyboomers






D'abord  soyons clair:  pour moi ce n'est pas de leur faute

Comme l'a dit Marc Bloch  "un enfant est d'abord fils de son temps avant d'être fils de son père"


Le temps  est toujours générateur d'un balancier  et une génération conteste toujours la ou les précédentes: c'est ainsi!


Le temps a été "lourd" sur les générations du baby-boom. Ce sont de terribles enfants gâtés qui ont tout confisqué à leur descendance, sous prétexte de liberté et d'hédonisme. Mais comme si il y avait une morale intemporelle, ces mêmes rejetons sont en train de leur faire leur égocentrisme!

Les valeurs libertaires, mondialistes, hédonistes   ils les ont contourné, décalé , transgressé   pour opposer à leurs parents un nouveau monde postmoderne où toutes les précédentes valeurs sont transformées en "artefacts" c'est à dire en simulacres que l'on peut au mieux rejeter, et au pire contrarier.  

A l'instar de Marcel Duchamp  et souvent sans connaître l'oeuvre de ce génial iconoclaste, nos générations récentes déboulonnent, dynamitent les jolies valeurs "perverties" de leurs parents.

Le résultat  c'est tout une succession de goûts qui révoltent, irritent, exaspèrent leurs aînés.
Toute cette génération use et abuse et tous ces gadgets numérisé-vidéo qui révulsent leurs parents:
mangas, jeux vidéos, pseudo romans (héroic fantasy), électro pop...etc  autant d'exemples de ce qui pour les vieux comme moi peut résonner comme une non-culture!

Mais le comble du comble fut atteint avec les selfies,  et tous les ersatz d'actions ou de conception.  
On ne voyage plus pour découvrir d'autre cultures, d'autres peuples, mais pour faire la fête ailleurs, dans un endroit qui sera "super" sur Facebook ou Instagram.  C'est cette ambiance qui vénère désormais le "Prosecco". Ca imite mais c'est loin de valoir le champagne...alors, pourquoi ce succès?

Oui, c'est moins cher mais surtout c'est "nouveau"!

Toutes ces générations, à cause de notre égoïsme et de notre aveuglement a remplacé le "progrès" par la "nouveauté"   et là ce ne sont plus du tout les mêmes valeurs. A nous de leur rendre une âme plus "substantielle"!

mardi 7 mars 2017

Un canard trop loin....?





Ok  j'aime bien l'idée d'une presse totalement libre...mais à condition qu'elle ne soit pas manipulée!


A qui le crime profite?     De plus en plus à Marine Le Pen

Je comprends très bien ce que défends le "Canard"  mais cela n'interdit pas de se poser quelques questions sur les objectifs de leurs sources  et de se demander si in fine, cette dernière info ne risque pas de conduire vers des conséquences funestes?


Ok je connais par avance  les réponses des journalistes: "ce n'est pas nous qui avons commis ces actes, et la vérité est notre première oxygène. Tout doit être révélé!     Certes, messieurs les journalistes...mais est ce aussi simple?   Je crains que non  et qu'ils vous faillent regarder au delà de vos plumes acérées.


1er risque
Tout cela discrédite vraiment Fillon   et son électorat va grossir les rangs lepénistes: victoire de MLP 

second risque 
Transformer Fillon en victime et là, il peut étonnement prendre une figure de héros, de résistant à la kabbale germanopratine.

Donc ok pour votre éthique tant qu'elle n'est pas encore plus dangereuse que votre prudence  cher ami "Canard"

dimanche 26 février 2017

Comment amener l'Art Contemporain en Bibliothèque?




Voilà le service minimum:
une expo sur un artiste qui peut être compris par de nombreux publics: exemple Richard Baquié qui serait exposé à l'Hôtel des Arts du 4 mars au 7 mai 2017.

Bien sûr avoir une oeuvre originale c'est mieux --> s'adresser au Frac de votre région (ici Frac Paca à Marseille)   qui pourra vous "prêter" une oeuvre (avec des conditions de transport et de gardiennage minimums).

Sinon, de bonnes "répliques" photos  et une personne qui connaît l'oeuvre et pourra en parler.   

Puis, à vous de jouer  et de "jouer" au sens propre:  mettre en place un espace où on peut avoir des "docs" sur l'artiste et sa pratique, dessiner à sa façon et voir une vidéo qui explique un peu sa vie, ses envies etc.

mardi 14 février 2017

Monsieur, monsieur...pourquoi la dame elle est toute nue?

Ce doit être la pire question pour un médiateur comme moi.  


Mais, aussi, c'est là où on voit si le métier commence à "rentrer"!

Cela nous est arrivé, à mon équipe et à moi, lors d'une exposition sur Enki Bilal.



Certes il a peint de très belles femmes...mais elles sont effectivement nues!


Ok, dans ce cas pas de panique: on réfléchit.
Quel est le niveau scolaire du questionneur?    Regardons son visage semble t il nerveux, inquiet, ou juste curieux?

1er réflexe ne pas rester sur cette oeuvre précise, il faut généraliser. Facile à dire!
Bon, tu sais que les artistes, ils essayent de montrer sur leurs peintures, sur leurs photos, tout ce qui les entoure, notamment les formes. Les corps de l'homme et de la femme sont les premières formes du monde et tous les artistes ont envie de les peindre ou de les prendre en photo. 

2ème réflexe: rassurer, contextualiser. La femme a toujours été un symbole de beauté, et à travers les siècles, tous les artistes ont cherché à "rendre" cette beauté. Des fois, elles sont habillées, des fois elles sont nues, cela dépend du moment, et des coutumes. 

3ème réflexe: (à partir d'un certain niveau de maturité) les hommes cherchent à se protéger d'eux mêmes. Ce n'est pas la nudité qui est un problème, ce sont les pensées des hommes. D'où certaines morales viennent nous dire que la nudité est une mauvaise chose. Mais c'est hypocrite (c'est vouloir masquer la vérité), car finalement ce n'est pas de la faute du corps si on n'est mal à l'aise, mais c'est de la faute de ceux qui en ont peur et qui nous disent d'avoir peur!

mardi 31 janvier 2017

L'Intox LALALAND






                                     Oui, suite à des réflexions d'accord ou pas d'accord  je me permets de revenir sur cette incroyable opération de manipulation du film LaLaLand ...

J'ai été ravi de constater que je n'étais pas le seul "vieux grincheux" et que la critique de Pierre Murat dans le Télérama de cette semaine rejoignait en grande partie mes impressions...ouf!
Bon lui, il a quand même la générosité de sauver Ryan Gosling...pas moi!

"Tout est lent, trop lent. Et long, trop long. Si lent, si long, que l'histoire de ce couple qui se défait finit par verser dans l'insignifiance."    Je ne saurais mieux dire!  

Donc maintenant vous êtes prévenus...mais vous êtes grands...









samedi 28 janvier 2017

Etude pseudo littéraire du phénomène MACRON 2 médiatisation





Pas de Macron  sans les médias...  c'est comme le feu sans oxygène ou le "petit déj" sans toasts...

L'un et les autres sont étroitement dépendants. Il n'y a pas vraiment de lecteurs sans rêves ou pour le moins sans de bonnes histoires. Macron est un élément important de cette "telling story" permanente que nous vend les médias.

Macron est jeune: bon point 1 
Macron est plutôt beau: bon point 2
Macron est réputé intelligent: bon point 3
Macron est réputé rebelle: bon point 4

Ensuite, il ne reste plus qu'à produire une histoire qu'on retient facilement et des images qui viennent l'illustrer: Macron enfant,  Macron des champs, Macron amoureux, Macron étudiant etc.


Les médias agissent comme des publicitaires pour un lancement de produit: il faut mettre en valeur les "bons" côtés  et gommer les aspérités!


Il s'agit d'un véritable processus "d'imprégnation" du public.   Cela rapproche "Macron" d'un lancement de film par exemple. 






                Prenons dans les exemples récents "LaLa Land"   ou pour moi comment transformer un néo-nanar en chef d'oeuvre. Tous les magazines, toutes les télé nous martellent depuis un mois: "Attention chef d'oeuvre!". Tout ça pour une pseudo comédie musicale dont on ne retient ni les airs, ni vraiment l'histoire...et dont les deux aimables comédiens dansent et chantent mal!   
Voilà l'exemple d'un battage complètement arbitraire, l'exemple du buzz, et la lâcheté de journalistes qui n'osent pas s'opposer à la pensée correcte ambiante.   

C'est aussi un exemple générationnel: je suis allé voir le film à une séance de semaine, l'après midi où il n'y avait que des plus de soixante ans. Et bien, à la sortie, un rapide sondage laisser apparaître un gros "bof". C'est une génération qui a "vraiment" connu l'âge d'or des comédies musicales et là la comparaison est terrible pour ce film "bricolo" où les interprètes sont prêts pour "Danse avec les Stars" mais pas pour Hollywood.   

Donc voilà restons lucides, chers amis, soyez méfiants sur les produits "prédigérés"!    

PS

Comprenons nous bien: je ne dis pas qu'Emmanuel Macron est entièrement bidon, je dis simplement qu'il faut étudier son programme, évaluer ses réelles capacités plutôt que de croire sur paroles les communicants. C'est uniquement en réagissant comme cela que nous ne serons pas "trumpés" ...


lundi 23 janvier 2017

Etude pseudo littéraire du phénomène MACRON 1 les conditions

De tout temps, en tout lieu, il y a eu des "Macrons"!      ça c'est le postulat


Que faut il pour satisfaire à cet état de "Macron"?

- de l'aplomb, un incroyable mental, une assurance de soi si terrible qu'aucun raisonnement censé ne pourra l'entraver.

- un parcours, sorte "d'itinéraire d'enfant gâté"  un merveilleux sale gosse,

- bien sûr, une intelligence brillante.

Donc nos premières lectures iront vers ce côté "implacable destinée":   

de Julien Sorel (le malheureux) à Rastignac (l'ambitieux)  il va falloir trouver d'autres pistes pour constituer le héros "macronien". 

à suivre....


Enfance de bonne bourgeoisie, plutôt paisible  et provinciale...comme du "blé en herbe"  un univers où la grand mère joue un rôle prépondérant....cherchez moi des exemples?

Oui   bien:

- "L'art d'être grand père"  de Victor Hugo  est une approche presque métaphysique du grand parent

- "Contes d'une grand Mère" de Georges Sand  est à la fois plus anecdotique et plus émotionnel.


mercredi 11 janvier 2017

Onfray ou le "graphomane"

Est ce que l'on écrit jamais trop?     Délicate question 






A chaque fois, il semble manier les paradoxes et tourner autour d'une question que tout philosophe se pose in fine: comment le monde évolue t il?   Que se passe t il autour de moi?

Généralement il donne peu de réponses à de telles questions...mais comme tant d'autres, il ne peut s'empêcher de les formuler.   En l'occurence le philosophe s'intéresse à l'occident, au monde judéo chrétien, il l'aborde sous l'angle de la décadence, ce qui est plus systématique que le "déclinisme".

Finalement, après Houellebecq c'est une approche assez similaire quoique moins provocatrice.
"Décadence"  est donc, vous l'avez perçu, un livre surprenant, toujours sur le fil du rasoir.

Le seul vrai regret que je pourrai émettre c'est la référence à Samuel Huntington qui n'est peut être pas le plus pertinent, parce que chez Huntington, si le constat d'une crise de la multipolarité est avéré, en revanche ses nombreuses analyses sont pour le moins réductrices et au pire inadéquates. Pourquoi ne pas faire reposer sa réflexion sur des penseurs un peu moins controversés et moins "bruyants"?

De Gaston Bouthoul à Arnold Toynbee, les penseurs du XXème siècle n'avaient pas les mêmes clefs. Les deux guerres mondiales étaient avant tout occidentales...et elles ont épuisé nos sociétés. Elles ont surtout brisé le rêve du progrès, de la modernité. L'homme occidental, une fois privé de son projet Prométhéen est nu et vulnérable. Une société sans projet est en "déclin"  ou en "décadence"...on peut jouer sur les mots comme Michel Onfray , mais l'essentiel est ce constat d'une société et d'hommes qui ont perdu leur motivation, qui n'ont plus cette flamme qui amène un "monde" à se réinventer constamment.  Une telle "décadence" était certes inéluctable, mais elle fut précipité par des maîtres à penser plus occupé à asseoir leur petit pouvoir, plutôt que de faire avancer les idées et les hommes. 
Onfray dénonce ce "nihilisme" qu'il oppose à la ferveur de certains islamistes prêt à mourrir pour leur conception du monde!

Notre monde, dit il, meurt de la non congruence de ses élites. Poutine ou Trump, Marine Le Pen ou le Brexit démontrent la perte des repères et des valeurs qui risque de marquer ce début de siècle. Ok pour ça mais pourquoi ne pas penser que chaque époque connait des périodes de "recentrage", des "glissements". L'islam, et surtout son enfant terrible "l'islamisme politique" ne fait que remplir le vide effectivement laissé par le recul de nos valeurs de progrès et de démocratie. "l'homme" est un animal croyant que ce soit au progrès, à la science, à la politique ou enfin à la religion. Quand tous les autres s'affaiblissent, il reste cette dernière...dernier rempart, dernière pensée magique pour échapper à l'absurdité originelle de notre présence sur Terre. La décadence oui, mais comme le moyen de retrouver un équilibre autour de valeurs plus en phase avec les pensées, les modes de vie et le minimum de croyance nécessaire à une vie policée.

A son tour, notre philosophe ne fait que dénoncer sans apporter la moindre pierre à un édifice, sans nous dire si un projet est encore possible dans le cadre de notre occident chrétien. Cher Michel, si je puis me permettre, vous ne faites par cet ouvrage qu'ajouter à la confusion ambiante.  A moins...que...dans un prochain opus notre graphomane n'écrive une suite ou plutôt un complément à son constat glacial. Après tout et sur la vaste échelle du temps, une décadence annonce une autre société, d'autres rêves humains. Ne nous enlevez pas ça, cher Michel!

Donc mes conseils de lecture   avant Onfray:  Arnold Toynbee



et avec un peu de chance celui de Gaston Bouthoul, inventeur de la "polémologie"