mardi 31 janvier 2017

L'Intox LALALAND






                                     Oui, suite à des réflexions d'accord ou pas d'accord  je me permets de revenir sur cette incroyable opération de manipulation du film LaLaLand ...

J'ai été ravi de constater que je n'étais pas le seul "vieux grincheux" et que la critique de Pierre Murat dans le Télérama de cette semaine rejoignait en grande partie mes impressions...ouf!
Bon lui, il a quand même la générosité de sauver Ryan Gosling...pas moi!

"Tout est lent, trop lent. Et long, trop long. Si lent, si long, que l'histoire de ce couple qui se défait finit par verser dans l'insignifiance."    Je ne saurais mieux dire!  

Donc maintenant vous êtes prévenus...mais vous êtes grands...









samedi 28 janvier 2017

Etude pseudo littéraire du phénomène MACRON 2 médiatisation





Pas de Macron  sans les médias...  c'est comme le feu sans oxygène ou le "petit déj" sans toasts...

L'un et les autres sont étroitement dépendants. Il n'y a pas vraiment de lecteurs sans rêves ou pour le moins sans de bonnes histoires. Macron est un élément important de cette "telling story" permanente que nous vend les médias.

Macron est jeune: bon point 1 
Macron est plutôt beau: bon point 2
Macron est réputé intelligent: bon point 3
Macron est réputé rebelle: bon point 4

Ensuite, il ne reste plus qu'à produire une histoire qu'on retient facilement et des images qui viennent l'illustrer: Macron enfant,  Macron des champs, Macron amoureux, Macron étudiant etc.


Les médias agissent comme des publicitaires pour un lancement de produit: il faut mettre en valeur les "bons" côtés  et gommer les aspérités!


Il s'agit d'un véritable processus "d'imprégnation" du public.   Cela rapproche "Macron" d'un lancement de film par exemple. 






                Prenons dans les exemples récents "LaLa Land"   ou pour moi comment transformer un néo-nanar en chef d'oeuvre. Tous les magazines, toutes les télé nous martellent depuis un mois: "Attention chef d'oeuvre!". Tout ça pour une pseudo comédie musicale dont on ne retient ni les airs, ni vraiment l'histoire...et dont les deux aimables comédiens dansent et chantent mal!   
Voilà l'exemple d'un battage complètement arbitraire, l'exemple du buzz, et la lâcheté de journalistes qui n'osent pas s'opposer à la pensée correcte ambiante.   

C'est aussi un exemple générationnel: je suis allé voir le film à une séance de semaine, l'après midi où il n'y avait que des plus de soixante ans. Et bien, à la sortie, un rapide sondage laisser apparaître un gros "bof". C'est une génération qui a "vraiment" connu l'âge d'or des comédies musicales et là la comparaison est terrible pour ce film "bricolo" où les interprètes sont prêts pour "Danse avec les Stars" mais pas pour Hollywood.   

Donc voilà restons lucides, chers amis, soyez méfiants sur les produits "prédigérés"!    

PS

Comprenons nous bien: je ne dis pas qu'Emmanuel Macron est entièrement bidon, je dis simplement qu'il faut étudier son programme, évaluer ses réelles capacités plutôt que de croire sur paroles les communicants. C'est uniquement en réagissant comme cela que nous ne serons pas "trumpés" ...


lundi 23 janvier 2017

Etude pseudo littéraire du phénomène MACRON 1 les conditions

De tout temps, en tout lieu, il y a eu des "Macrons"!      ça c'est le postulat


Que faut il pour satisfaire à cet état de "Macron"?

- de l'aplomb, un incroyable mental, une assurance de soi si terrible qu'aucun raisonnement censé ne pourra l'entraver.

- un parcours, sorte "d'itinéraire d'enfant gâté"  un merveilleux sale gosse,

- bien sûr, une intelligence brillante.

Donc nos premières lectures iront vers ce côté "implacable destinée":   

de Julien Sorel (le malheureux) à Rastignac (l'ambitieux)  il va falloir trouver d'autres pistes pour constituer le héros "macronien". 

à suivre....


Enfance de bonne bourgeoisie, plutôt paisible  et provinciale...comme du "blé en herbe"  un univers où la grand mère joue un rôle prépondérant....cherchez moi des exemples?

Oui   bien:

- "L'art d'être grand père"  de Victor Hugo  est une approche presque métaphysique du grand parent

- "Contes d'une grand Mère" de Georges Sand  est à la fois plus anecdotique et plus émotionnel.


mercredi 11 janvier 2017

Onfray ou le "graphomane"

Est ce que l'on écrit jamais trop?     Délicate question 






A chaque fois, il semble manier les paradoxes et tourner autour d'une question que tout philosophe se pose in fine: comment le monde évolue t il?   Que se passe t il autour de moi?

Généralement il donne peu de réponses à de telles questions...mais comme tant d'autres, il ne peut s'empêcher de les formuler.   En l'occurence le philosophe s'intéresse à l'occident, au monde judéo chrétien, il l'aborde sous l'angle de la décadence, ce qui est plus systématique que le "déclinisme".

Finalement, après Houellebecq c'est une approche assez similaire quoique moins provocatrice.
"Décadence"  est donc, vous l'avez perçu, un livre surprenant, toujours sur le fil du rasoir.

Le seul vrai regret que je pourrai émettre c'est la référence à Samuel Huntington qui n'est peut être pas le plus pertinent, parce que chez Huntington, si le constat d'une crise de la multipolarité est avéré, en revanche ses nombreuses analyses sont pour le moins réductrices et au pire inadéquates. Pourquoi ne pas faire reposer sa réflexion sur des penseurs un peu moins controversés et moins "bruyants"?

De Gaston Bouthoul à Arnold Toynbee, les penseurs du XXème siècle n'avaient pas les mêmes clefs. Les deux guerres mondiales étaient avant tout occidentales...et elles ont épuisé nos sociétés. Elles ont surtout brisé le rêve du progrès, de la modernité. L'homme occidental, une fois privé de son projet Prométhéen est nu et vulnérable. Une société sans projet est en "déclin"  ou en "décadence"...on peut jouer sur les mots comme Michel Onfray , mais l'essentiel est ce constat d'une société et d'hommes qui ont perdu leur motivation, qui n'ont plus cette flamme qui amène un "monde" à se réinventer constamment.  Une telle "décadence" était certes inéluctable, mais elle fut précipité par des maîtres à penser plus occupé à asseoir leur petit pouvoir, plutôt que de faire avancer les idées et les hommes. 
Onfray dénonce ce "nihilisme" qu'il oppose à la ferveur de certains islamistes prêt à mourrir pour leur conception du monde!

Notre monde, dit il, meurt de la non congruence de ses élites. Poutine ou Trump, Marine Le Pen ou le Brexit démontrent la perte des repères et des valeurs qui risque de marquer ce début de siècle. Ok pour ça mais pourquoi ne pas penser que chaque époque connait des périodes de "recentrage", des "glissements". L'islam, et surtout son enfant terrible "l'islamisme politique" ne fait que remplir le vide effectivement laissé par le recul de nos valeurs de progrès et de démocratie. "l'homme" est un animal croyant que ce soit au progrès, à la science, à la politique ou enfin à la religion. Quand tous les autres s'affaiblissent, il reste cette dernière...dernier rempart, dernière pensée magique pour échapper à l'absurdité originelle de notre présence sur Terre. La décadence oui, mais comme le moyen de retrouver un équilibre autour de valeurs plus en phase avec les pensées, les modes de vie et le minimum de croyance nécessaire à une vie policée.

A son tour, notre philosophe ne fait que dénoncer sans apporter la moindre pierre à un édifice, sans nous dire si un projet est encore possible dans le cadre de notre occident chrétien. Cher Michel, si je puis me permettre, vous ne faites par cet ouvrage qu'ajouter à la confusion ambiante.  A moins...que...dans un prochain opus notre graphomane n'écrive une suite ou plutôt un complément à son constat glacial. Après tout et sur la vaste échelle du temps, une décadence annonce une autre société, d'autres rêves humains. Ne nous enlevez pas ça, cher Michel!

Donc mes conseils de lecture   avant Onfray:  Arnold Toynbee



et avec un peu de chance celui de Gaston Bouthoul, inventeur de la "polémologie"